L’entreprise technologique belge Keppel Seghers a signé le 20 décembre un contrat de 3,3 milliards d’euros à Hong Kong, pour construire la première « île poubelle » artificielle au monde. Ce contrat a une valeur de 2 milliards d’euros, avec la contribution du partenaire chinois de Keppel Seghers, qui s’élèvera à 3,3 milliards.

« La Chine est un pays qui connaît un vrai problème au niveau des déchets. Lorsqu’un pays se développe économiquement, très rapidement, sa production de déchets augmente. Ça a été problématique en Chine mais le pays a pris de très grands moyens pour valoriser ses déchets« , a indiqué Benoit Englebert, Sales & Business Development Manager, chez Keppel Seghers.

Keppel Seghers va traiter des déchets ménagers sur la première « île poubelle » artificielle au monde. Pour cela, l’entreprise belge va construire l’île artificielle et une usine de traitement des déchets au large de Shek Kwu Chau.

« On va réduire le volume de ces déchets jusqu’à 95% en les brûlant de manière hautement technologique et en retirant un maximum d’énergie », a expliqué ce dernier au site d’information LaLibre.be. D’ailleurs, l’incinération des déchets devrait également produire de l’électricité, pour la consommation de 100 000 ménages. L’électricité sera « transportée » via un câble vers Hong Kong.

Le procédé est similaire aux autres usines : « on va chauffer de l’eau, la transformer en vapeur surchauffée et à très haute température. Cette vapeur va être utilisée dans une turbine qui en tournant va produire de l’électricité. Ici, le combustible, est le déchet« , a expliqué Benoit Englebert.

L’usine contient aussi une usine de traitement de fumée qui permet de capter tous les polluants émis lors de la combustion du déchet, selon Keppel Seghers, qui a assuré que les déchets seront acheminés par bateau.