Beijing a évoqué un « malentendu » après un article publié sur le site de l’ambassade de Chine en France qui pointé du doigt la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement français.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a convoqué l’ambassadeur de Chine en France parce que «certaines prises de position publiques récentes de représentants de l’ambassade de Chine en France ne sont pas conformes à la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays».

« Je ne peux pas accepter que le personnel de nos Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) se trouve calomnié par qui que ce soit, y compris par l’ambassade de Chine. Je l’ai fait savoir », a-t-il déclaré dans une interview au journal Le Monde, diffusée le 20 avril.

« Nous entendons être respectés comme la Chine, elle, souhaite l’être », a-t-il souligné. « Nous avons des relations de dialogue et de coopération, qui nous amènent à dire ce qu’on pense », a-t-il ajouté.

Dans un long article paru le 12 avril sur le site de l’ambassade de Chine en France, les personnels soignants des Ehpad sont accusés d’avoir « abandonné leurs postes du jour au lendemain (…) laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ».

Dans ce texte intitulé « Rétablir des faits distordus – Observations d’un diplomate chinois en poste à Paris« , les Occidentaux sont aussi accusés de dénigrer injustement la Chine après avoir qualifié la maladie Covid-19 de « grippette » au début de l’épidémie.

Jean-Yves Le Drian a convoqué le 14 avril l’ambassadeur Lu Shaye pour lui signifier sa « désapprobation » devant des propos non « conformes à la qualité de la relation bilatérale » entre la France et la Chine, avait alors expliqué le Quai d’Orsay.

Le ministère chinois des affaires étrangères a évoqué dans la foulée des « malentendus » et démenti tout « commentaire négatif sur la façon dont la France fait face à l’épidémie » de coronavirus.

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In fine, la réaction de Beijing a « permis de lever tout malentendu, en insistant sur la nécessité de travailler ensemble dans un nouveau multilatéralisme », a estimé le ministre français des Affaires étrangères.