La tension reste élevée entre la Chine et l’Australie. La Chine multiplie les sanctions commerciales visant les filières agricole et minière australienne, tandis que l’Australie a décidé de saisir l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le charbon est le deuxième produit d’exportation de l’Australie. La Chine est l’un de ses principaux clients, avec 8,7 milliards d’euros d’achats en 2019. Or désormais, le charbon australien n’est plus le bienvenu en Chine, après des mois de restriction, la Chine a interdit l’entrée du charbon sur son territoire.

L’information a été confirmée à demi-mot par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin : «les autorités chinoises ont pris récemment des mesures appropriées contre certains produits australiens exportés en Chine».

La nouvelle a «profondément troublé» Simon Birmingham, le ministre australien du Commerce. D’autant plus que le charbon est le deuxième produit d’exportation de l’Australie, et la Chine, qui lui en a acheté 8,7 milliards d’euros l’an dernier, est l’un de ses principaux clients.

De son côté, Richie Merzian, directeur du programme climat et énergie de l’Australian Institute, un groupe de réflexion indépendant, a déclaré qu’«une transition nous a été imposée». Ce dernier a indiqué qu’«il est difficile de voir comment les choses vont vraiment s’améliorer à partir d’ici».

Le Minerals Council of Australia, qui représente l’industrie minière, a appelé le gouvernement à renouer le contact avec la Chine. Une prise de contact qui ne devrait pas se faire d’ici peu, car le Premier ministre a rejeté les inquiétudes concernant l’interdiction de la Chine.

«Je dois souligner un point, à savoir que notre plus grand pays exportateur de charbon, le pays qui exporte le plus de charbon est en fait le Japon et l’Inde», a déclaré Scott Morrison. «La Chine n’est donc pas notre principal importateur de charbon thermique ou métallurgique.»

La Chine a dénoncé l’appel du Premier ministre Scott Morrison à ouvrir une enquête indépendante sur les origines du coronavirus. Depuis, les tensions entre les deux pays n’a cessé d’augmenter. L’Australie a prit position derrière les Etats-Unis sur des questions commerciales, sanitaire avec le Covid-19, mais aussi la situation à Hong Kong.

De son côté, la Chine a accentué les sanctions commerciales : interdiction des importations de bœuf, accusations de dumping visant le vin en bouteille, hausse de 80,5 % des droits de douane sur l’orge…

Des produits australiens ayant la Chine comme principal acheteur à l’international. L’ensemble de ces mesures pourraient coûter plus de 10 milliards d’euros à l’économie australienne. Faute d’accord à l’amiable avec la Chine, le gouvernement australien a annoncé avoir saisi l’OMC sur la question des droits de douane sur l’orge.