La Chine est devenue le 6 juillet signataire du Traité sur le commerce des armes (TCA), a annoncé l’ambassadeur chinois auprès de l’ONU, Zhang Jun.

Zhang Jun a ainsi déposé auprès du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres l’instrument d’adhésion au Traité sur le commerce des armes (TCA) de la Chine.

Après avoir déposé l’instrument d’adhésion, il a déclaré que le gouvernement chinois « attache une grande importance aux problèmes causés par le transfert illicite et l’abus d’armes conventionnelles. La Chine soutient les buts et les objectifs du traité et est d’accord pour prendre les mesures nécessaires pour réglementer le commerce international d’armements et lutter contre leur transfert illicite ».

Se félicitant de cette nouvelle preuve de l’attachement de la Chine au multilatéralisme, Zhang jun a indiqué que cette adhésion «illustre la détermination et la sincérité de la Chine à maintenir un régime international de maîtrise des armements, à soutenir le multilatéralisme et à forger une communauté avec un avenir commun pour l’humanité»

Le communiqué de presse paru après la demande précise que la Chine « n’autorise que l’exportation vers des États souverains, et non vers des acteurs non étatiques ». Les armements couverts vont du pistolet aux avions et navires de guerre, en passant par les missiles.

Le diplomate a expliqué que la Chine réglemente strictement l’exportation d’articles militaires, « avec des politiques et des mesures de gestion qui satisfont ou même, dans certains domaines, dépassent les exigences du TCA ».

En vertu de la procédure induite par le Traité, le TCA s’appliquera à la Chine au terme d’une période de 90 jours. La Chine est le deuxième fabricant d’armes de la planète et avait annoncé le 22 juin sa décision de rejoindre le TCA.

Avec la Chine, ce Traité compte désormais 107 États parties. Le TCA a été adopté en 2013 par les Nations Unis et est entré en vigueur l’année suivante. Le texte prévoit que chaque pays signataire évalue – avant toute transaction – si les armes vendues risquent d’être utilisées pour contourner un embargo international, d’être détournées au profit de criminels ou violent les droits de l’Homme.