L’Europe n’est pas seule à subir les effets du ralentissement de l’économie chinoise, deuxième économie mondiale. Les fermetures d’usines plus longues que prévues initialement et d’autres restrictions imposées par les autorités ont réduit considérablement la production.

D’importantes compagnies maritimes internationales telles que A.P. Møller – Mærsk A/S, CMA CGM SA ou Evergreen Marine Corp ont revu à la baisse ou annulé des traversées. Il est peu probable que les flux commerciaux entre les ports chinois et européens reviennent de sitôt à leurs niveaux antérieurs.

Les effets du coronavirus sur les flux commerciaux entre l’UE, le Royaume-Uni et la Chine peuvent se révéler particulièrement critiques dans le commerce des conteneurs, du vrac sec et des pétroliers.

Les perspectives économiques actuelles ne permettent pas d’être optimiste à court terme, seul le temps dira si les efforts chinois et internationaux s’avèrent efficaces ou non afin contenir la propagation du coronavirus.

D’autre part, l’application de la première phase du récent accord commercial entre les États-Unis et la Chine pourrait être sévèrement affectée par le développement de l’épidémie en Chine, une situation que les acteurs n’avaient pas prévue au moment de la signature de l’accord.

Les restrictions de voyage et autres mesures préventives auraient dû être mises en place plus tôt par les gouvernements nationaux. L’Organisation mondiale de la santé n’a pas réagi à l’épidémie à temps : l’urgence sanitaire mondiale a été déclarée seulement le 30 janvier 2020.

Malgré cette situation, on peut être optimiste : de nouveaux essais de vaccins sont en cours et le volume des marchandises transportées entre l’Europe et la Chine reviendra aux niveaux précédents une fois que la pandémie sera finalement maîtrisée.

Par Jonatan Echebarria Fernández, maître de conférences à City University of London, expert en droit commercial et maritime