En plus d’utiliser des plates-formes de paiement en espèces et numériques, telles qu’Alipay et WeChat Pay, les participants au quatrième Sommet de la Chine numérique ont une autre option de paiement : le renminbi numérique (RMB), s’ils souhaitent acheter de l’eau en bouteille ou des collations sur le lieu de la réunion.

Un utilisateur télécharge une application mobile et dépose des yuans sur son compte, l’argent passe alors automatiquement sous sa forme numérique. Le processus de paiement en Chine est aussi simple que de scanner un code QR sur l’application, similaire à celui des portefeuilles numériques, et les transactions se déroulent alors en temps réel.

La Chine a lancé des projets pilotes de monnaie numérique dans un certain nombre de villes, afin de savoir si les consommateurs sont prêts à utiliser de la cryptomonnaie.

Lors du Sommet sur le numérique en Chine ouvert à Fuzhou, les participants ont présenté les derniers développements et applications des technologies numériques, notamment la blockchain, la 5G, l’IA et le big data.

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Ce sommet vise à accroître les échanges industriels et à créer des plateformes de coopération, notamment avec les géants de la technologie tels que Huawei, Alibaba et Tencent qui ont apporté leurs derniers produits de pointe.

L’objectif pour les participants à ce sommet est de mettre en commun leurs connaissances sur l’amélioration de la gouvernance électronique et la construction d’une société plus intelligente en Chine et dans le monde.

D’ailleurs, le 14ème plan quinquennal de la Chine (2021-2025) prévoit le développement de l’économie numérique en favorisant son intégration profonde dans l’économie réelle et en créant des pôles industriels numériques avec une compétitivité internationale, ce qui stimulera une croissance de haute qualité.

L’utilisation des technologies numériques a permit à la Chine de lutter contre l’épidémie de Covid-19 dans de nombreux scénarios tels que la recherche des contacts, le tri des personnes souffrant de fièvre et la télémédecine.

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Désormais, la Chine promeut l’intégration en profondeur des technologies numériques avec l’économie réelle pour moderniser ses industries et ouvrir la voie à un développement de haute qualité.

La tendance de la fabrication intelligente s’est développée dans toute la Chine. Ainsi, dans une usine intelligente du géant du vêtement de sport ANTA Sports à Xiamen, des travailleurs n’ont plus besoin de regrouper les vêtements et de les transporter vers leur prochain lieu de traitement.

En effet, grâce à l’automatisation industrielle, le big data et l’Internet des objets, l’atelier peut réaliser une personnalisation automatique, une logistique intégrée et un tri intelligent, parmi plus d’une dizaine de fonctions.

Un système de suspension intelligent déplace les vêtements dans l’atelier et les emmène à différents étages pour leurs prochaines procédures, soulageant les travailleurs de tâches physiquement lourdes.

«Nous avons été inspirés par le train à grande vitesse lors de la conception du système, qui nous permet de suivre les mouvements jusqu’à chaque ‘arrêt’ du processus de production», a expliqué Zhong Xueliang, chef de projet à l’usine, au Shanghai Daily.

Chaque pièce qui sort du système est standardisée et sa qualité est garantie, a indiqué ce dernier, ajoutant que le système peut raccourcir le processus de fabrication d’un vêtement d’au moins 15 jours, à un minimum de trois heures et demie.

L’usine de Xiamen n’est que l’une des nombreuses nouvelles usines intelligentes de Chine. En effet, «la numérisation contribue à augmenter la productivité du travail et la production économique par personne», a déclaré Yang Xueshan, professeur à l’Université de Pékin. «Il est essentiel d’intégrer la technologie numérique aux usines physiques et à l’économie réelle», a indiqué ce dernier.

Le village intelligent de Baihu offre un aperçu de la façon dont les technologies numériques pénètrent et remodèlent les zones rurales de la Chine, qui sont priorité absolue pour les décideurs politiques chinois alors que la Chine est passée de la réduction de la pauvreté à la vitalisation rurale.

L’agriculture intelligente en Chine est un autre indicateur d’un avenir plus vert et plus productif. Plus de 100 caméras peuvent être trouvées dans une ferme de thé intelligente assistée par 5G dans la ville de Fu’an, dans l’est de la Chine, dont la plupart sont connectées au réseau 5G pour surveiller le champ 24 heures sur 24, afin que les maladies et les ravageurs des plantes puissent être détecté instantanément, selon le technicien système Liu Shengquan, également producteur de thé depuis plus de 30 ans.

En conséquence, l’utilisation de pesticides peut être considérablement réduite et les revenus par mu (environ 0,067 hectare) peuvent augmenter de 300 yuans (environ 46 dollars américains) à 500 yuans par an, selon Liu.

«Les données deviendront une nouvelle ressource pour la production agricole», a déclaré Zhang Zujin, directeur général adjoint du Fu’an Nong Ken Group, une entreprise agricole locale appartenant à l’État. «L’agriculture numérique ouvre de nouvelles opportunités de développement et devrait connaître une croissance significative» en Chine.