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ECONOMIE

L’e-commerce submerge les distributeurs traditionnels

Après l’ouverture massive de supermarchés dans les années 2000, les distributeurs traditionnels ont dû faire face à la vague de l’e-commerce, qui a remit en question le circuit de distribution.

En effet, les 800 millions d’internautes surfent essentiellement sur leur mobile et achètent aussi par ce biais. Dernier exemple des difficultés de distrubution des supermarchés, Carrefour a décidé de quitter la Chine.

Carrefour a cédé le contrôle de ses activités en Chine à la société locale Suning.com pour un montant de 620 millions d’euros. Ainsi, « le prix pour l’acquisition de 80% des titres de Carrefour Chine est de 4,8 milliards de renminbi, soit 620 millions d’euros », a annoncé le groupe dans un communiqué.

Carrefour conservera 20% du nouvel ensemble et deux sièges sur sept au conseil de surveillance de Carrefour Chine. Toutefois, l’accord prévoit la possibilité, au cours des quatre prochaines années, de céder à Suning.com cette participation résiduelle de 20% détenue par Carrefour.

Cette affaire montre l’influence de l’e-commerce qui capte l’essentiel de la progression des ventes de détail. En dépit du ralentissement économique et de la guerre commerciale, la Chine devrait devenir le premier marché au monde des ventes de détail, selon le cabinet d’études eMarketer.

L’Empire du milieu devient le plus grand marché au monde de l’e-commerce, avec près de 1,4 milliard de Chinois, cette évolution était inévitable. En parallèle, les autorités sont parvenues à développer le commerce de détail.

Actuellement, l’e-commerce détient la plus forte progression des ventes de détail, ainsi les ventes ont atteint les 900 milliards d’euros en 2018, soit une croissance de 20 %.

Les internautes peuvent commander de très nombreux produits, vendus généralement en supermaché : shampoings, alcools et même produits frais ou surgelés… Il est d’ailleurs possible de se faire livrer dans la journée.

«On ne fait pas venir un client chinois dans un supermarché par une promotion sur une salade. Il faut lui donner une vraie raison de se déplacer et offrir ce à quoi il n’a pas accès depuis son mobile», a expliqué un distributeur au Quotidien du Peuple.

Le géant chinois de l’e-commerce Alibaba et le géant du web Tencent (propriétaire de l’appli à tout faire Wechat et actionnaire du numéro deux du e-commerce JD.Com) ont poussé la grande distribution à se réinventer en intégrant les nouvelles technologies et leurs solutions de paiement mobiles (WePay et AliPay respectivement).

Ultra-connectés, les chinois sont à la pointe d’un nouveau modèle de distribution, supprimant ainsi la frontière entre l’e-commerce et le magasin en dur. Ce modèle est appelé par les spécialistes : O2O (« online to offline »).

Alibaba développe désormais un réseau de supérettes Hema et peut livrer en moins d’une heure. Ce réseau est particulièrement offensif, rachetant ou prenant des participations dans plusieurs enseignes telles que Intime, Sanjiang Shopping Club, les supermarchés Lianhua ou les magasins d’ameublement Easyhome. D’ailleurs, Alibaba est aussi actionnaire à 19,99 % du Suning, qui vient de racheter Carrefour Chine, mais aussi de Sun Art, la filiale commune avec Auchan en Chine, à 36,16%.

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