«Le marché national chinois du carbone fonctionne bien depuis le commencement des transactions le mois dernier», a déclaré le ministre de l’Écologie et de l’Environnement Huang Runqiu.

Ce dernier a expliqué que le marché national chinois du carbone a fonctionné sans heurts au cours du premier mois d’échange, avec des quotas cumulés atteignant 7,02 millions de tonnes et un total de transactions s’élevant à 355 millions de yuans (46,81 millions d’euros), a annoncé le ministre, le 18 août lors d’une conférence de presse.

Selon Huang Runqiu, dans le premier cycle de conformité du marché national du carbone pour l’industrie de la production d’électricité, 2 162 entreprises du secteur de l’électricité au charbon ont été incluses, couvrant 4,5 milliards de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone. 

Ajoutant que le cours était passé de 48 yuans la tonne le premier jour à 51,76 yuans à la clôture le 17 août, Huang Runqiu a indiqué que le ministère de l’Écologie et de l’Environnement travaillera avec les départements concernés pour améliorer le fonctionnement du marché national du carbone.

Le marché a commencé les transactions en ligne le 16 juillet, une étape importante pour aider la Chine à réduire son empreinte carbone et à atteindre ses objectifs d’émissions. Les émissions de carbone de plus de 2 000 compagnies d’électricité couvertes par le premier lot d’échanges sont estimées à plus de 4 milliards de tonnes par an, faisant du marché le plus grand du monde en termes de volume d’émissions de gaz à effet de serre.

Huang Runqiu a par ailleurs souligné que la couverture de l’industrie devrait être élargie sur la base d’un fonctionnement sain du marché au sein de l’industrie de la production d’électricité.

Enfin, de plus en plus d’industries à fortes émissions seront progressivement intégrées et les options, méthodes et entités d’échange seront étendues afin d’améliorer la performance globale du marché.

Lors du lancement du marché national d’échange de droits d’émission de CO2, Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a salué cette démarche.

Ce dernier est en charge du Pacte vert pour l’Europe et a « félicité » la Chine dans un tweet, ajoutant que la Commission continuait « d’aider la Chine à développer un système national d’échange de droits d’émission efficace qui contribue à la mise en œuvre des objectifs climatiques chinois ».

Le coup d’envoi de ce marché fait partie de la politique de la Chine en vue de parvenir à son pic d’émissions de CO2 d’ici 2030 et de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2060.

Les émissions de gaz à effet de serre d’un premier groupe réunissant plus de 2.000 producteurs d’électricité ont été évaluées à de 4 milliards de tonnes par an, faisant de ce marché d’échange le plus grand en terme de volume d’émissions concernées.

Fin juin 2020, le marché chinois du carbone couvrait lors du lancement plus de 4 milliards de tonnes d’émissions, ce qui en fait la plus grande plate-forme carbone au monde pour couvrir les émissions de gaz à effet de serre.

Depuis 2011, la Chine a mis en place un système pilote d’échange de droits d’émission de carbone à Beijing, Tianjin, Shanghai, Chongqing, dans les provinces du Hubei et du Guangdong et à Shenzhen.

Le ministère a également mis en place un examen des données sur les émissions de carbone soumises par des entreprises de huit secteurs, notamment l’acier, la chimie et la fabrication du papier, depuis 2013.