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CULTURE,Histoire

Le Musée des Chinois d’Outre-Mer de Tan Kah-Kee

Le musée des chinois d’Outre Mer de Xiamen dans la province Fujian expose tableaux, articles de presse, reliques et photos témoignant de l’histoire et des activités des communautés de chinois expatriés.

Fondé en 1956 par Tan Kah-Kee, le musée fut ouvert au public en mai 1959. Situé dans une ancienne Villa coloniale le musée couvre une superficie de 50 000 m².

Ce musée retrace l’histoire des chinois d’Outre-mer en six parties distinctes et chronologiques :

  • «le départ des chinois vers l’étranger sur la Route de la Soie»,
  • «les drames et difficultés rencontrés par les chinois d’Outre-mer avant la révolution»,
  • «les relations entre les chinois d’outre-mer et les populations des pays d’accueil»,
  • «la contribution des chinois d’outre-mer à la nation»,
  • «l’histoire des différentes communautés des chinois d’Outre-mer»,
  • «l’examen des politiques d’engagement des chinois d’Outre-mer».

Le Hall d’Histoire des chinois d’Outre-mer affiche des milliers d’articles sur le mode de vie des émigrés chinois Outre-mer avant et après la libération. La salle des reliques de l’histoire de la Patrie expose près de 2 000 œuvres d’art et reliques exhumées, dont la plupart ont été recueillies par Tan Kah-kee lui-même. Enfin, au Temple de la Nature environ 2 000 spécimens d’animaux, d’oiseaux et de produits aquatiques sont présentés.

« C’est le premier musée dédié aux Chinois d’outre mer », explique Zeng Ying, conservateur du musée, auprès du journaliste de Chinafrique.Com en 2016. Ce dernier a expliqué que «depuis qu’il a ouvert en 1959, il est visité chaque année par de nombreux chinois d’outre-mer. Il a d’ailleurs été construit par un Chinois d’outre mer, Tan Kah-kee. La majorité des pièces du musée viennent de sa collection personnelle».

Connu sous le surnom du « Henry Ford de la Malaisie britannique », tant en Malaisie que dans sa province natale du Fujian. Tan Kah Kee fait partie des 110 membres fondateurs de l’école de Tao Nan. Il crée les Écoles de Jimei en 1913, devenue l’Université de Jimei. En 1919, il crée l’École supérieure chinoise, désormais appelée Institution Hwa Chong à Singapour.

En 1921, il fonde l’Université de Xiamen et supporte financièrement le projet jusqu’à ce que le gouvernement de la République de Chine n’intervienne en 1937. La ville de Xiamen lui a dédié un musée. De plus, une station de métro à Singapour porte son nom.

Tan Kah Kee est un des principaux chinois de la diaspora chinoise malaisienne à supporter financièrement les efforts chinois lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945).

Il organise de nombreuses collectes de fonds sous son nom et participe au gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek à Chongqing. Après l’envahissement des japonais et l’occupation par ces derniers de la Malaisie et Singapour, ces contributeurs jugés indésirables sont éliminés.

Cependant, Tan Kah Kee survit. Il devient le leader de la communauté chinoise à Singapour, siégeant comme directeur de la Chambre chinoise du commerce et aidant à l’organisation d’une association du clan Hokkien. Il perd son rôle lorsque la guerre civile chinoise divise la communauté chinoise à Singapour entre sympathisants du Parti communiste chinois (PCC) et du Kuomintang. Tan Kah Kee, partisan du PCC, est déçu par la corruption au sein des nationalistes.

Après la victoire communiste en Chine, il essaie de retourner à Singapour en 1950, mais il est refoulé par l’autorité coloniale britannique, qui s’inquiète de l’influence communiste à Singapour et en Malaisie. Il emménage définitivement en Chine, où il occupe plusieurs positions dans le PCC.

Il meurt en 1961 à Pékin et reçoit des funérailles nationales de la part de la République populaire de Chine. À Singapour, le fonds de scolarité Tan Kah Kee, qui deviendra ensuite la fondation Tan Kah Kee, est créé à la mémoire de sa philanthropie.

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