Le Parti démocratique de Hong Kong ne prendra pas part aux élections législatives de décembre, aucun de ses membres ne s’est inscrit souhaitant ainsi boycotter le scrutin.

L’opposition pro-démocratie de Hong Kong, même l’aile la plus modérée du mouvement, a décidé qu’il ne valait pas la peine d’y participer. Ainsi, le plus important parti pro-démocratie de Hong Kong est divisé sur la poursuite de sa participation au jeu électoral.

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L’un des membres du parti, l’activiste chinois de longue date Han Dongfang, résident à Hong Kong depuis 1993, avait pourtant fait part de son intention de se présenter, mais il n’est pas parvenu à rassembler suffisamment de soutiens au sein du parti.

Cette absence constitue un revers pour le gouvernement de Hong Kong, qui assure que la région administrative spéciale du Sud-Est de la Chine conserve une pluralité politique. Pourtant, le gouvernement a emprisonné de nombreuses figures de l’opposition et interdit bon nombre d’entre eux de se présenter aux élections.

Pékin a imposé en début d’année 2021 un nouveau système politique où toutes les personnes qui se présentent à un poste public doivent prouver leur loyauté politique et présenter une habilitation à ne pas constituer une menace pour la sécurité nationale.

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La réforme a aussi limité à moins du quart le nombre de membres du conseil législatif de Hong Kong, qui seront directement élus, les autres étant désignés par un comité électoral trié sur le volet ou choisis par des groupes d’intérêts spéciaux acquis aux dirigeants pro-chinois.

Pékin est sensible à tout ce qui pourrait jeter le doute sur ce nouveau système dit « réservé aux patriotes ». Le gouvernement de Hong Kong a averti que quiconque encouragerait au boycott des élections serait poursuivi en justice.

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Dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine en juin 2020, qui a criminalisé une grande partie de la dissidence de Hong Kong, le Parti démocratique pourrait s’exposer à des poursuites s’il refuse de présenter des candidats, avait avertit un conseiller du gouvernement chinois, en septembre 2021.