Le président chinois Xi Jinping a promulgué le 30 mars la réforme du système électoral à Hong Kong, selon un média d’État. Une décision qui devrait entraîner une marginalisation de l’opposition à Hong Kong.

Le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire a voté «à l’unanimité» des amendements sur la réforme électorale à Hong Kong, a indiqué l’agence de presse Xinhua. Cette réforme, qui a été décidée par la Chine sans que le Conseil législatif (LegCo, le Parlement hongkongais) n’ait fait de proposition.

Elle s’inscrit dans le cadre de la reprise en main de Hong Kong engagée par la Chine après l’immense mouvement de contestation de 2019. Dans une brève dépêche, Xinhua a indiqué que le «président Xi Jinping a signé les ordres présidentiels promulguant les annexes amendées».

Pour l’heure, les 7,5 millions d’habitants de Hong Kong ne savent pas ce que contient exactement cette loi. Toutefois, Tam Yiu-chung, le seul représentant de Hong Kong au sein de l’organe décisionnel suprême du parlement chinois, a donné quelques précisions.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Ce dernier a expliqué à l’AFP que «les amendements ont été votés à l’unanimité des 167 membres du Comité permanent». La nouvelle loi prévoit que le LegCo passe de 70 à 90 membres. Seuls 20 sièges (soit 22% du total) seront attribués au suffrage universel direct, a précisé Tam Yiu-chung.

Ce dernier a indiqué que jusqu’à présent, 35 sièges (moitié du total) l’étaient, et 40 sièges étaient attribués par un comité de personnalités pro-Chine. Les 30 derniers sièges seront désignés par des groupes socioprofessionnels, selon un système généralement favorable à la Chine.

Le texte de loi assure que quiconque se présente aux élections devra avoir au préalable été «approuvé» par un comité de contrôle , créé par les autorités de Hong Kong, selon Tam Yiu-chung.

Ce dernier a expliqué que l’organe chargé de la mise en œuvre à Hong Kong de la loi sur la sécurité nationale aurait aussi son mot à dire. «Le Comité pour la sécurité nationale et la police de la sécurité nationale prépareront des rapports sur chacun des candidats pour aider le processus de contrôle du comité de validation», a-t-il déclaré à l’AFP.