Plusieurs médicaments anti-virus à petites molécules sont au stade d’étude clinique, a annoncé un expert, au moment où la commission nationale de la santé a publié un plan d’essai pour le diagnostic et le traitement de la pneumonie causée par le nouveau coronavirus, offrant ainsi des informations détaillées sur les médicaments traditionnels chinois et les médicaments occidentaux utilisés dans le traitement de la maladie.

Bien qu’aucun remède spécifique n’a été trouvé contre le nouveau coronavirus (2019-nCoV), 7 médicaments à petites molécules, ciblant particulièrement l’ARN polymérase et protéase du 2019-nCoV, sont actuellement au stade d’étude clinique, a déclaré Zhong Nanshan, expert chinois renommé dans le domaine des maladies respiratoires.

Des chercheurs ont découvert que l’ACE2, un type d’enzyme récepteur du coronavirus SRAS (SARS-CoV), joue également un rôle clé dans l’interaction entre le 2019-nCoV et les cellules des humains, a expliqué ce dernier à l’agence de presse, Xinhua.

« Les deux virus disposent d’une forte similarité dans leur domaine de fixation du récepteur« , a indiqué Zhong Nanshan, notant que la recherche montre que le CR3022, un anticorps monoclonal humain spécifique contre le SARS-CoV, peut se relier fortement au domaine de fixation du récepteur du 2019-nCoV, et de ce fait neutraliser l’infection au coronavirus.

« Cela fournit des informations importantes pour la recherche et le développement des médicaments à base d’anticorps », a précisé Zhong Nanshan. Cependant, les chercheurs auront besoin de plus de preuves cliniques pour connaître les effets réels des médicaments utilisés dans certains cas individuels.

Il faudra aussi du temps pour que le vaccin contre le virus soit mit au point et opérationnel. « Nous avons élaboré quelques plans de traitement efficaces, basés sur les expériences et les pratiques réussies dans la lutte contre le SRAS. L’utilisation des mesures multiples d’assistance à la vie a augmenté le taux de réussite du traitement », a indiqué l’expert.

« Au fur et à mesure que nous apprenons davantage sur la maladie et engrangeons plus d’expériences dans le diagnostic et le traitement, le plan de traitement est amélioré par les experts envoyés par la Commission nationale de la santé, en vue d’apporter des orientations aux médecins à l’échelle nationale. Le plan actuel est à sa quatrième version », selon lui.

D’ailleurs, plusieurs institutions médicales « mènent actuellement des essais cliniques sur le Remdesivir, un médicament contre le nouveau coronavirus », a annoncé la Commission nationale de santé.

« Les essais cliniques visent à étudier la sûreté et l’efficacité du médicament », a indiqué Song Shuli, porte-parole de la Commission nationale de la santé, lors d’une conférence de presse. « Les informations et données sur les essais cliniques du Lopinavir et du Ritonavir, ainsi que de la médecine traditionnelle chinoise sont en train d’être collectées », a ajouté cette dernière.

A ces deux stades des essais, un expert, réputé comme étant l’un des meilleurs chasseurs de virus au monde, travaille avec les scientifiques et responsables de la santé publique de la Chine pour développer des stratégies visant à renforcer la science fondamentale nécessaire pour abaisser la morbidité et la mortalité de l’épidémie du nouveau coronavirus.

Ian Lipkin, professeur d’épidémiologie et directeur du Centre d’infection et d’immunité à l’École de santé publique Mailman de l’Université de Columbia, a déclaré que « les scientifiques du monde entier, notamment aux Etats-Unis, veulent travailler étroitement avec les scientifiques chinois pour créer des vaccins, des médicaments et des tests de dépistage afin de s’attaquer à l’épidémie et de réduire les cas et les morts parmi les Chinois ».