La Corée du Nord a procédé ce vendredi à un 5ème essai nucléaire, jugé le « plus puissant à ce jour« , selon Séoul. Suite à cela, Beijing a décidé de surveiller les niveaux de radiation dans les provinces limitrophes.

Cet essai dont « l’explosion a dégagé environ 10 kilotonnes« , selon un responsable du ministère sud-coréen de la défense à l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, a entraîné un séisme, détecté à proximité de Pyunggrye-ri, le jour anniversaire de la fondation de la Corée du Nord en 1948. La secousse, de magnitude 5,3.

La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a dénoncé un essai mené au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et de la communauté internationale. Il témoigne de « l’inconscience maniaque » de Kim Jong-un, a ajouté cette dernière, qui a convoqué une réunion d’urgence du conseil de sécurité nationale.

De son côté, la  Chine a elle fait part de sa « ferme » opposition à l’essai nucléaire déclenché par son allié nord-coréen, le jugeant « peu sage ». Parlant d’atteinte grave à l’équilibre stratégique dans la région, Beijing a aussi invité la communauté internationale à la prudence.

Suite au séisme, le ministère chinois de la protection de l’environnement a activé un plan d’urgence de classe II. L’agence de presse Xinhua a indiqué que les stations de contrôle de la radiation situées dans les trois provinces du nord-est de la Chine et dans la province orientale du Shandong, fonctionnent normalement. Cependant, « le ministère a commencé à surveiller la radiation à la frontière nord-est du pays« .

La Corée du Nord a de son côté annoncé avoir mené un essai nucléaire via son agence de presse, KCNA. D’après l’agence, cet essai a confirmé que les ogives nucléaires pouvaient désormais être montées sur des missiles balistiques. Cet essai constitue une riposte aux menaces et aux sanctions émanant d' »éléments hostiles« , notamment les Etats-Unis, a indiqué KCNA, cité par Sputnik News.

« L’essai nucléaire conduit vendredi par la Corée du Nord, associé aux avances de Pyongyang en matière de technologie de missiles balistiques mobiles, représente une grave menace pour le Japon« , a déclaré la ministre de la Défense japonaise, Tomomi Inada.