L’Équateur a conclu un accord pour restructurer sa dette auprès des banques chinoises, a déclaré le gouvernement, offrant un allégement de la dette d’une valeur de quelque 1,4 milliard de dollars jusqu’en 2025.

Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé en février qu’il cherchait à restructurer la dette du pays et à améliorer les conditions des contrats de vente de pétrole à long terme avec Pékin.

La dette de l’Équateur envers la Chine s’élève à environ 5,2 milliards de dollars. Pékin est devenu le principal financier de Quito pendant le gouvernement de l’ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017).

«Une partie de la discussion avec nos partenaires et amis chinois consiste à voir comment nous pouvons trouver des solutions raisonnables pour prolonger les délais et améliorer les conditions financières», avait déclaré Simon Cueva lors d’une conférence de presse virtuelle.

Guillermo Lasso s’est rednu début février en Chine, principal créancier de l’Equateur. A cette époque, le ministre Simon Cueva avait expliqué que les engagements avec la Chine «ont des échéances relativement courtes par rapport au reste de la dette extérieure de l’Equateur», dont le passif s’élève à 46,974 milliards de dollars (45% du PIB).

Des accords ont été conclus avec la Banque de développement de Chine et la Banque d’exportation et d’importation de Chine (Eximbank) pour des prêts d’une valeur respective de 1,4 et 1,8 milliard de dollars, prolongeant l’échéance des prêts et réduisant l’amortissement.

« Grâce à ces accords, les échéances sont prolongées jusqu’en 2027 pour la China Development Bank et 2032 pour l’Eximbank, ce qui permet d’alléger les flux de trésorerie pour soutenir les priorités du gouvernement », a déclaré le service communication du président dans le communiqué.

L’Equateur a également réussi à réduire certains taux d’intérêt applicables et à suspendre tous les amortissements avec la China Eximbank pour une période de six mois, a indiqué le gouvernement.

Les prêts ont été conclus sous le gouvernement de l’ancien président Rafael Correa, tandis que plusieurs d’entre eux étaient liés à des contrats de vente de pétrole à long terme avec des sociétés chinoises.

Selon le communiqué du gouvernement équatorien, ces accords impliquent la libération de certaines quantités d’exportations vers la compagnie pétrolière chinoise CNPC, dans le cadre de contrats de vente de pétrole, permettant à l’Équateur de vendre une quantité non spécifiée de pétrole aux prix du marché.

Selon l’agence de presse, Reuters, la société énergétique publique Petroecuador a conclu un accord avec Petrochina sur un certain nombre de livraisons de pétrole brut.