L’inflation en Chine est restée modérée au mois d’août sur un an, selon des données officielles, grâce à un tassement des prix de l’alimentaire malgré une canicule dans le pays.

Ainsi en août, l’indice des prix à la consommation (CPI) s’est inscrit en hausse de 2,5% sur un an, soit moins qu’attendu et contre 2,7% le mois précédent, a annoncé le Bureau d’Etat des statistiques (BES).

Des analystes interrogés par l’agence de presse Bloomberg prévoyaient une accélération de la hausse (+2,8%). Cependant, les autorités «ont travaillé dur pour surmonter les répercussions de l’épidémie et des conditions météorologiques extrêmes», s’est félicitée dans un communiqué Dong Lijuan, une statisticienne du BNS.

Des foyers de Covid-19 ont entraîné des confinements et des perturbations des chaînes logistiques. A cette situation s’ajoute une canicule d’ampleur inédite depuis plusieurs décennies, ce qui a également perturbé la production agricole. Elles n’ont cependant pas entraîné de hausses majeures des prix de l’alimentaire.

Cependant, la viande de porc, la plus consommée en Chine, a connu une flambée (+22,4%), «en raison d’une base de comparaison faible» avec 2021, a précisé le BES. Une nouvelle baisse des prix des carburants en août explique aussi le ralentissement de l’indice des prix à la consommation.

«Nous pensons que l’inflation (…) restera sous le plafond de 3%» cette année. «L’inflation pourrait remonter si la situation épidémique s’améliore et fait augmenter la demande, mais elle sera probablement compensée par une baisse de l’inflation pour les carburants et l’alimentaire», a souligné dans une note le cabinet Capital Economics.

Du côté de l’indice des prix à la production (PPI), qui mesure les prix des marchandises à la sortie des usines, l’inflation s’est nettement tassée en août, avec une progression de 2,3% sur un an, contre 4,2% en juillet.

Ce niveau, le plus bas depuis un an et demi, va à l’encontre des prévisions des analystes interrogés par Bloomberg (+3,2%). Le BES explique cette tendance par la baisse des prix des matières premières sur les marchés internationaux, notamment le pétrole brut et les métaux non ferreux, ainsi que par la faible demande dans certaines industries en Chine.