Un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon de l’US Navy a traversé le détroit de Taïwan, le 21 août, une opération revendiquée par la 7e flotte américaine comme une démonstration de son engagement pour un Indo-Pacifique libre et ouvert. La Chine a de son côté déclaré que ses forces armées avaient suivi et surveillé le vol tout au long de son passage.
La 7e flotte américaine a indiqué dans un communiqué que les avions avaient survolé la zone dans l’espace aérien international. Selon cette même source, citée par l’agence de presse Reuters le 22 août 2026, l’opération « démontre l’engagement des États-Unis en faveur d’une région indo-pacifique libre et ouverte ».
La flotte américaine a précisé qu’en « opérant dans le détroit de Taïwan conformément au droit international, les États-Unis défendent les droits et libertés de navigation de toutes les nations. » Elle a ajouté plus largement que « l’armée américaine vole, navigue et opère partout où le droit international le permet ». Le type d’appareil ayant réalisé le survol du 21 août n’a en revanche pas été précisé par la 7e flotte.
Le Global Times, citant une source militaire chinoise anonyme, a rapporté que l’Armée populaire de libération avait maintenu la surveillance de l’appareil durant toute sa traversée, selon UDN. La source a ajouté que « la situation était sous contrôle ».
Cette information fait suite à la diffusion de données de suivi de vol montrant que l’avion avait décollé d’Okinawa, au Japon, et volé à 6 400 mètres d’altitude, selon les données de Flightradar24 consultées par un compte de réseau social spécialisé dans l’actualité militaire.
L’avion a suivi de près la ligne médiane ouest du détroit de Taïwan avant de traverser le sud-ouest de l’île et de se diriger vers le canal de Bashi, au sud de Taïwan, a rapporté UDN. La 7e flotte américaine a déclaré dans un communiqué que cette initiative « témoigne de l’engagement des États-Unis en faveur d’un Indo-Pacifique libre et ouvert », selon Reuters.
Le P-8A est un avion de patrouille maritime de l’US Navy équipé pour la lutte anti-sous-marine, la surveillance et les missions de renseignement. Il a déjà effectué des transits, notamment les 17 avril 2024 et 11 mars de cette année. Des navires de l’US Navy traversent le détroit tous les quelques mois, tandis que des alliés comme l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada et la France y effectuent également des transits occasionnels, d’après Reuters.
L’armée chinois a suivi et surveillé les avions américains pendant toute la durée du survol, selon le quotidien Global Times, qui cite une source militaire. Cette source a assuré que « la situation était sous contrôle ». Cette réponse, désormais quasi rituelle, avait déjà été formulée lors du passage du P-8A Poseidon en mars, lorsque les forces chinoises avaient déclaré avoir « efficacement géré la situation ».
Pékin considère Taïwan comme faisant partie intégrante de son territoire et condamne systématiquement les transits américains dans le détroit, qu’il s’agisse de navires ou d’aéronefs.
Cette opération survient alors que Xi Jinping doit se rendre aux États-Unis en septembre pour rencontrer Donald Trump. Le président américain avait annoncé le 23 juillet 2026 que son homologue chinois viendrait à Washington le 24 septembre 2026 pour discuter notamment d’intelligence artificielle, un sujet déjà abordé lors de sa propre visite en Chine en mai 2026.
Selon des informations rapportées par Politico le 17 août 2026, Xi Jinping limitera son séjour américain à cette seule rencontre du 24 septembre à la Maison-Blanche, sans participer à l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient la même semaine à New York.