Le président chinois Xi Jinping va quitter la Chine cette semaine pour la première fois en plus de deux ans pour un voyage en Ouzbékistan où il rencontrera Vladimir Poutine.

Cette rencontre a lieu un mois seulement avant que Xi Jinping ne s’apprête à consolider sa place de leader le plus important depuis Mao Zedong, selon certains experts.

Ce voyage est le signe que Xi Jinping est confiant à l’intérieur mêle de son pays, et qu’il doit faire face à une situation mondiale tendue, entre la confrontation avec les États-Unis, la crise de Taiwan, l’invasion de la Russie en Ukraine et ses conséquences diplomatiques et notamment le ralentissement de l’économie mondiale.

Xi Jinping doit effectuer une visite d’État au Kazakhstan le 14 septembre et rencontrera ensuite Vladimir Poutine au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai dans l’ancienne ville de la route de la soie de Samarkand en Ouzbékistan.

Le conseiller en politique étrangère de Vladimir Poutine, Yuri Ushakov, a déclaré que le président russe devrait rencontrer son homologue chinois lors de ce sommet. Le Kremlin a refusé de donner des détails sur le contenu des entretiens.

Le président chinois Xi Jinping participera à la 22e réunion du Conseil des chefs d’Etat de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) dans la ville de Samarcande, et effectuera des visites d’Etat au Kazakhstan et en Ouzbékistan du 14 au 16 septembre, a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le président chinois effectuera ces visites à l’invitation du président Kassym-Jomart Tokaïev de la République du Kazakhstan et du président Shavkat Mirziyoyev de la République d’Ouzbékistan, a-t-elle indiqué.

Toutefois, selon certains analystes évoqués par l’agence de presse, Reuters, si la rencontre a lieu entre les deux hommes, Xi Jinping devrait mettre en avant son influence en Russie et dans la région concernée par l’OCS. Tandis que Vladimir Poutine consolidera l’orientation de la Russie vers l’Asie, et notamment la politique régionaliste instairée par Moscou depuis plusieurs mois.

Les deux dirigeants pourraient s’associer afin de montrer leur opposition aux États-Unis, au moment même où l’Occident cherche à punir la Russie pour la guerre en Ukraine, et la Chine pour la situation dans la région autonome du Xinjiang.