Le nombre de cas confirmés de coronavirus en France est désormais de 100 personnes le 29 février à 18h00, a déclaré Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, lors de son point de presse quotidien.

La France a ainsi franchi le cap symbolique des 100 cas depuis la fin du mois de janvier. 9 patients sont hospitalisés dans un état grave. Au total 86 personnes sont à l’hôpital et 12 personnes ont guéri, a annoncé Jérôme Salomon.

Les principaux foyers d’infection restent le département de l’Oise (36 cas) et la commune de La Balme-de-Sillingy (Haute-Savoie). En Occitanie, trois patients sont toujours hospitalisés à Montpellier. L’état de santé de ces trois patients est « satisfaisant », indique l’ARS d’Occitanie.

Pour tenter de freiner la propagation du virus, le gouvernement a décidé d’interdire tous les rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné et les rassemblements en milieu ouvert dans des zones où le virus circule potentiellement.

Ainsi le semi-marathon de Paris prévu ce 1er mars, le dernier jour du salon de l’agriculture de Paris, le Mipmim de Cannes ou le carnaval d’Annecy ont aussi été annulés mais les matchs de Ligue 1 ou du Top 14 sont maintenus.

Toutefois, le match de basket entre Villeurbanne et Monaco, ce dimanche, a été reporté. «Ce sont des mesures provisoires et nous serons sans doute amenés à les faire évoluer», a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Si le gouvernement reste attentif aux écoles, 2000 élèves sont restés à leur domicile la semaine dernière, les autorités n’ont pas donné de directives claires pour les Ehpad qui accueillent près de 730 000 personnes âgées.

Cependant «l’inquiétude est grande», a décalré au JDD, Florence Arnaiz-Maumé, la déléguée générale du Synerpa, syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées.

Pour le Premier ministre français, Édouard Philippe, «notre système sanitaire est solide et nous avons toutes les armes pour faire face». «Je ne veux pas ni faire peur ni faire comme cela tout n’était pas grave. Nous avons un plan, nous prenons des mesures», a assuré le premier ministre, le 28 février au journal de 20 heures de TF1.

Ce dernier a expliqué que la phase 2 (Freiner le propagation du virus sur le territoire) du plan de lutte contre l’épidémie était destinée à retarder au maximum le passage à la phase 3 (Atténuer les effets de la vague épidémique).

Édouard Philippe a rejeté la possibilité de confiné les villes car «nous ne confinons pas des villes entières car nous considérons que cette mesure ne porte pas les objectifs attendus». Il a aussi écarté l’idée de fermer les frontière car «les virus traversent les frontières. Cela ne sert à rien».