En visite à La Haye, le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, a assuré que son pays est disposé à intensifier sa coopération mutuellement bénéfique avec les Pays-Bas et à contribuer à la reprise de l’économie mondiale.

Le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, et Mark Rutte, Premier ministre néerlandais

Le représentant de la Chine à l’International a assuré au Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, que « la Chine et les Pays-Bas ont toujours l’un pour l’autre du respect, de la compréhension et de la confiance, tout en restant ouverts l’un à l’autre. De telles relations peuvent résister à l’épreuve du temps ».

Outre le maintient des mesures régulières de confinement du Covid-19, « la Chine est prête à travailler avec les Pays-Bas, afin de reprendre les échanges de personnel de manière ordonnée, d’accélérer la coopération mutuellement bénéfique et de contribuer à la reprise de l’économie mondiale ».

« La Chine et les Pays-Bas devraient travailler ensemble pour faire face à l’impact ainsi qu’aux défis mondiaux posés par l’unilatéralisme et défendre le multilatéralisme », a souligné Wang Yi.

Ce dernier a ajouté que les deux pays pourraient donner de bons exemples en matière de préservation du libre-échange, en restant ouverts l’un à l’autre et en prônant une concurrence loyale, et promouvoir la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

De son côté, le Premier ministre Mark Rutte, a assuré que les Pays-Bas attachent toujours de l’importance à leurs relations avec la Chine et espèrent élargir encore leur coopération bilatérale, notamment dans la sauvegarde du multilatéralisme.

Ce dernier a indiqué que « les Pays-Bas sont disposés à avoir des dialogues francs avec la Chine en tant qu’amis sur un large éventail de questions, afin d’améliorer la compréhension mutuelle et d’approfondir leur amitié ».

Un discours qui change alors qu’au début de l’année 2020, la relation entre les Pays-Bas et la Chine étaient tendue, après le blocage par le gouvernement néerlandais de l’exportation de microprocesseurs d’ASML vers la Chine.

« Ce blocage reçoit beaucoup d’attention en Chine, car c’est un exemple typique de la politisation d’une relation économique », avait assuré l’ambassadeur de Chine aux Pays-Bas, Xu Hong.

« Nous ne voudrions pas que les Pays-Bas succombent à la pression politique américaine. Si cela devait se produire, ça aurait indéniablement un effet négatif sur la relation entre nos pays », avait assuré ce dernier.

Ce dernier avait assuré que l’accusation des américains sur un potentiel risque d’envoyer de la technologie ASML en Chine est parfaitement infondée : « la Chine n’utilise jamais des entreprises pour collecter des renseignements étrangers. Nous devons constater que les Américains insufflent le doute au sein des Européens sur les intentions de la Chine ».