Les modes de transmission du Covid-19 sont plus larges que pour les précédents coronavirus, tels que le SRAS ou le Mers, qui se transmettaient par contact direct ou par les fluides des malades (toux, éternuements…).

Ainsi, la présence du coronavirus 2019-nCoV a été relevée dans quatre échantillons d’excréments sur 62 analysés (6,5%), ainsi que dans l’appareil gastro-intestinal, la salive ou l’urine.

Ces voies de transmission multiples « ont pu considérablement contribuer à la propagation rapide » du coronavirus 2019-nCoV, selon une étude chinoise sur le coronavirus 2019-nCoV, publiée le 9 février sur le serveur de partage médical MedRxiv (en anglais).

D’ailleurs, le nouveau coronavirus peut être aussi transmis par aérosol lorsqu’une personne a été exposée à de fortes concentrations d’aérosol dans un environnement relativement fermé pendant une longue période, ont déclaré la Commission nationale de la santé et l’Administration nationale de la médecine traditionnelle chinoise.

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Les transmissions par des gouttelettes respiratoires et des contacts étroits restent les principales voies de transmission du coronavirus, indique la dernière version du plan de diagnostic et de traitement publiée le 19 février par la commission et l’administration.

De son côté, Zhong Nanshan, expert dans le domaine des maladies respiratoires, a appelé le 18 février le public à veiller à ce que leurs tuyaux d’évacuation ne soient pas obstrués, car le nouveau coronavirus pourrait se propager via les systèmes d’évacuation.

« Si un tuyau d’évacuation est bouché, l’air contaminé, ou les particules aérosol qui transportent le nouveau coronavirus, peuvent provoquer une infection », a expliqué ce dernier lors d’une conférence de presse à Guangzhou (Guangdong). Il a également appelé les hôpitaux à veilleur à leurs tuyaux d’évacuation.