La biotechnologie chinoise fait des progrès depuis quelques. La société chinoise Chi-Med a annoncé son intention de lancer un anticancéreux en Europe et aux Etats-Unis.

Cependant, les entreprises de l’Empire du Milieu du secteur peinent à innover dans le secteur pharmaceutique. Raison pour laquelle, les compagnies ont besoin de l’expérience de grands groupes occidentaux et la formation à l’étrangers de certains des chercheurs chinois.

Chi-Med, société pharmaceutique contrôlée par le groupe Li Ka-shing’s CK Hutchison, a annoncé avoir obtenu des résultats positifs pour la phase III du fruquintinib, traitement contre le cancer colorectal métastatique.

Cette phase III correspond à la dernière étape avant un lancement potentiel sur le marché. La société Chi-Med travaille en partenariat avec l’américain Lilly, et espère obtenir cette année l’autorisation des gouvernements chinois, américain et européens, pour commercialiser son produit à l’échelle internationale.

Cet anticancéreux bloque la croissance des vaisseaux sanguins, afin d’empêcher la tumeur de se développer. D’après les tests effectués, le produit proposé permet d’augmenter de manière significative la survie d’une  majeur partie des 416 patients, ayant fait partie de l’essai clinique.

Il s’agit d’une première, car ce produit est « Made by China », ce qui signifie qu’il a été développé de A à Z en Chine et par une société chinoise.  « Cela montre que la Chine a les ressources, les compétences et la persévérance pour émerger comme innovateur dans le champ de la cancérologie. Avec huit petites molécules développées dans le cadre de 30 essais cliniques dans le monde, Chi-Med est à l’avant garde de cette évolution« , a estimé Simon To, président de Chi-Med.

Cette nouvelle récompense les efforts et conforte les ambitions du pays, qui a fait des biotechs, l’un des enjeux  du développement économique de la Chine, à l’instar de la Fintech. Dans le treizième plan quinquennal (2016-2021), Beijing a décidé d’accélérer la Recherche et Développement, dédiée au cancer et notamment à la médecine de précisions.

En novembre 2016, les dépenses en recherche et développement (R&D) ont considérablement augmenté, pour atteindre 1’420 milliards de yuans (environ 184,4 milliards €) en 2015, soit une hausse annuelle de 8,9%. Les dépenses dans ce secteur représentaient 2,07% du PIB en 2015, contre 2,02% en 2014.