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Asie/Pacifique,MONDE

Chine-Corée du sud, le désamour continue

Certains gouvernements locaux s’attendent à une baisse des investissements sud-coréens, après le lancement d’un boycott national contre des entreprises sud-coréennes et notamment le groupe Lotte, qui a signé un accord de permutation de terres avec Séoul pour le déploiement du système anti-missile (THAAD).

Comme l’écrit le Global Times, « les boycotts économiques sont toujours un moyen efficace de protester contre les questions de sécurité nationale, mais sont une arme à double tranchant pour l’économie locale« . Le quotidien conservateur, très proche du pouvoir en place, prévient que « devant la montée des tensions, la Chine devrait rester vigilante face au retrait éventuel des entreprises sud-coréennes du pays par crainte d’être affectées par les relations actuelles« .

Après l’entente entre le gouvernement et la société Lotte pour acquérir des terres au sud-est de la capitale, Séoul, des protestations se sont élevées dans certains médias chinois, qui ont appelé au boycott des voitures et des téléphones sud-coréens et à la fuite des exportations de divertissement.

Des répercussions économiques à prévoir

Or le boycott risque d’entraîner de nombreuses difficultés pour les gouvernements locaux à attirer les investissements sud-coréens. Et le départ d’entreprises sud-coréennes de Chine va accélérer leur rythme et peser sur la croissance de ces gouvernements, puis à terme celle du pays.

Beijing et Séoul intensifient leurs échanges commerciaux. D’après l’Association coréenne du commerce extérieur, le volume des échanges entre la Corée du Sud et la Chine a atteint 75,6 milliards de dollars (69 mds €) au cours du dernier trimestre 2015.

Séoul est le deuxième partenaire commercial de Beijing, les importations de Corée du Sud représentent 10,4% des exportations chinoises. Par ailleurs, au cours des 11 premiers mois de l’année 2015, la Corée du Sud a investi en Chine quelque 3,7 milliards de dollars.

Un accord de libre-échange a été instauré l’an dernier pour augmenter et faciliter le commerce bilatérale. Mais, la situation pourrait se retourner et les liens économiques soient affectés.

La municipalité de Tianjin et les provinces du Jiangsu et du Shandong sont les principales destinations des investissements sud-coréens et les autorités locales ont décidé de prendre des mesures pour assurer la stabilité économique et la sécurité de l’emploi de leurs provinces, en cas de baisse des investissements.

Le Global Times tente d’apaiser un temps soit peu la situation en assurant que « le déploiement de la THAAD est une question complexe impliquant la stratégie Asie-Pacifique des États-Unis. Le jeu entre la Chine et la Corée du Sud dans le déploiement de THAAD est plus un reflet de la stratégie des États-Unis avec la Chine ».

Déploiement du THAAD maintenu

THAAD

La Maison-Bleue (bureau du président sud-coréen) a annoncé ce 1er mars que le chef du Bureau de la sécurité nationale, Kim Kwan-jin, et Herbert Raymond McMaster, le nouveau conseiller à la sécurité nationale de l’administration Donald Trump, ont échangé par téléphone, reconfirmant le déploiement du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud.

Les deux hommes ont « partagé leur évaluation de la situation actuelle dans laquelle l’alliance entre les deux pays doit faire face aux développements nucléaire et balistique nord-coréens et répliquer fermement aux provocations additionnelles de Pyongyang« , d’après l’agence Yonhap, citant la Maison-Bleue.

En réponse, la Chine et la Russie ont décidé d’intensifier leur « opposition coordonnée », a annoncé le ministère chinois des affaires étrangères. Beijing et Moscou craignent que le bouclier anti-missile pénètre leur territoire et compromettre leur sécurité, perturbant ainsi l’équilibre des forces dans la région.

En janvier, les deux pays avaient décidé de mettre en place une série de « contre-mesures » non spécifiées en réponse au THAAD (Terminal High Altitude Area Defense). Pour justifier ce déploiement, le gouvernement sud-coréen a assuré qu’il s’agit d’une structure de défense face aux provocations constantes de Pyongyang.

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