Le titre de l’article de Libération porte à sourire! Bien que la situation soit grave.

libérationKlaus Regling, directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF) s’est rendu à Pékin pour négocier l’aide de la Chine à l’Europe. Alors que Pékin avance ses pions, l’Union Européenne tente de combler les trous des dettes souveraines.

Croyant pouvoir exporter leurs dettes vers la Chine, les Européens devront prouver qu’investir dans leurs états membres en vaut la peine. De son côté, la Chine se dit prête à « explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale sur la base d’un bénéfice réciproque ».

En effet, la Chine souhaite acquérir le statut d’économie de marché, sans attendre 2016, comme le prévoit le calendrier de l’Organisation Mondiale du Commerce. Raison pour laquelle, Beijing laisse entendre qu’elle soutiendra fermement l’UE, sans quoi, la Chine pourrait attendre que les choses se passent.

Ironie du sort, comme l’explique François Godement – chercheur à Asia Centre – dans Le Figaro, lors de la crise asiatique débutée en 1997 et arrivée en Chine un an plus tard, l’Union Européenne, aidée du Fonds Monétaire International, voulait sauver les économies asiatiques (Thaïlande, Corée du Sud, Vietnam, Malaisie, Chine, Singapour, Hong Kong: Tigres et Dragons) à travers un Fonds Régional en Asie.

Aujourd’hui, ce sont les économies émergentes et particulièrement la Chine, qui soutiennent l’Europe, remettant en question l’ordre mondial et notamment la place des États-Unis dans l’échiquier économique et politique.

Céline Tabou