La China Railway International Group (CRIG) et les autorités tahitiennes ont signé un protocole d’accord portant sur les énergies renouvelables, « car China Railway a une branche importante en matière d’énergie renouvelable notamment en matière d’hydroélectricité et de solaire« , a expliqué Edouard Fritch, président de Tahiti.

Ce dernier a indiqué que le vice-président du groupe China Railway International, Wang Zijian, et ses collaborateurs ont « souhaité signer un accord pour qu’ils puissent continuer à faire les études et voir la faisabilité des opérations. Ce sera un long processus ».

Cette signature entre dans le cadre du protocole signé en décembre 2015, concernant le Tahiti Mahana Beach. Le contrat définit devait être signé le 30 juin, mais faute de caution nécessaire, le chinois Recas Glogal Limited, membre du consortium, avait quitté le dossier. Finalement, la China Railway international et R&F Properties ont conservé le projet, car ils sont dans une « stratégie d’ensemble », a expliqué Teiva Raffin, représentant le groupe chinois en Polynésie française, à Tahiti-Infos.

D’après ce dernier, les investisseurs chinois « sont convaincus que pour développer le tourisme, il faut développer les infrastructures. Ils sont conscients que le Mahana Beach est la base de tout ce raisonnement. Nous sommes donc obligés de réfléchir à une structure aéroportuaire et à l’aménagement, parce qu’il faut que les éléments structurants puissent grandir parallèlement« .

Mais ce projet sera surtout situé dans une politique environnementale plus large, le « green développement », venant « appuyer (la) politique marketing » du projet, a indiqué Teiva Raffin. Ce domaine sera le sujet de plusieurs études afin de valider le projet, également « basé sur la valorisation de la culture polynésienne en relation avec la pointe Tata’a« , a souligné ce dernier.

Pour Wang Zijian, « les énergies vertes sont très importantes pour ce pays, qui est un pays magnifique », assurant que son groupe souhaitait « investir dans ce domaine qui a du potentiel ». Des investissements propices au développement de l’île, car « en gros, China Railway, c’est un peu le Bouygues chinois. C’est un gros constructeur d’infrastructures. Ils viennent depuis un certain temps en Polynésie. Nous allons signer avec Wang Zijian un protocole d’accord sur les intentions du groupe. Nous en sommes donc au stade des intentions, c’est le début d’un très, très long processus », a indiqué le président Edouard Fritch.

D’ailleurs, ce dernier a salué la venue de ces investisseurs qui « reviennent en Polynésie française parce qu’ils sont toujours intéressés pour investir chez nous. Ils reviennent pour d’autres opérations, liées plus à la construction, à la remise en forme de nos infrastructures. Je veux parler des routes, du port de Papeete, de l’aéroport de Faa’a… Mais le protocole que nous avons signé aujourd’hui porte plus sur les énergies renouvelables, puisque China Railway a aussi une branche importante dans le domaine du solaire et de l’hydroélectricité », a souligné le président tahitien.