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Sommet Xi-Trump: la question épineuse de Taiwan

Sommet Xi-Trump: la question épineuse de Taiwan

« Le président Xi a souligné que la question taïwanaise est le sujet le plus important des relations sino-américaines », a indiqué le communiqué publié sur le site web du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Si elle est gérée correctement, les relations bilatérales bénéficieront d’une stabilité générale. Dans le cas contraire, les deux pays connaîtront des affrontements, voire des conflits, mettant gravement en péril l’ensemble de leurs relations », a précisé le ministère.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, membre de la délégation, a par la suite tenté de minimiser l’importance de l’avertissement chinois concernant Taïwan. « La politique américaine sur la question de Taïwan reste inchangée à ce jour », a-t-il déclaré à NBC News. « Les Chinois soulèvent toujours la question… nous réaffirmons toujours clairement notre position et nous passons à autre chose », a-t-il ajouté.

Or les déclarations de la Maison Blanche à l’issue du sommet ne mentionnent pas Taïwan, et Donald Trump a délibérément ignoré une question de journalistes concernant sa position sur Taïwan lors de son séjour à Pékin.

Alors que la Chine revendique Taïwan comme faisant partie intégrante de son territoire, le gouvernement taïwanais soutient que son île autonome est un État souverain. Le gouvernement américain reconnaît officiellement que la Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire, mais il ne se prononce pas explicitement sur sa position à ce sujet.

Les États-Unis ont rompu officiellement leurs relations diplomatiques avec Taïwan (République de Chine), il y a plusieurs décennies, mais restent engagés, en vertu de la loi de 1979 sur les relations avec Taïwan, à soutenir la défense de cette démocratie autonome.

Cette loi a permis à Washington de fournir à Taïwan des armes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars et d’approfondir la coopération dans des domaines tels que la formation militaire et le partage de renseignements, des initiatives que Pékin considère comme une ingérence dans ses affaires intérieures.

Le 15 mai, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a réagi à la déclaration de la Chine en affirmant que « les ventes d’armes américaines constituent un engagement de sécurité explicitement énoncé par les États-Unis dans la loi sur les relations avec Taïwan, ainsi qu’une forme de dissuasion conjointe face aux menaces régionales ».