Texte renouvelé en juin 2018 par les autorités chinoises sur leur site internet dédié au FOCAC

Date de création

Pour renforcer davantage dans un nouveau contexte la coopération amicale entre la Chine et les pays africains, relever ensemble les défis de la mondialisation économique et œuvrer au développement commun, sur l’initiative commune de la Chine et de l’Afrique, le Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) a été officiellement créé suite à la Conférence ministérielle qui s’est tenue du 10 au 12 octobre 2000 à Beijing.

Objectif

Engager des consultations sur un pied d’égalité, approfondir la connaissance mutuelle, élargir les consensus, renforcer l’amitié et promouvoir la coopération.

États membres

La Chine, les 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine et la Commission de l’Union africaine (UA). Les 53 pays africains sont : Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, Afrique centrale, Tchad, Comores, République du Congo, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Guinée équatoriale, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Libéria, Lybie, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.

Mécanismes du FCSA

Conformément au Programme de coopération sino-africaine sur le développement social-économique adopté lors de la 1ère Conférence ministérielle du FCSA, les deux parties ont convenu de créer un mécanisme de suivi chargé d’évaluer régulièrement la mise en œuvre des actions de suivi. En juillet 2001, ont eu lieu à Lusaka, capitale de la Zambie, les consultations au niveau ministériel du FCSA pendant lesquelles on a discuté et adopté la Procédure du mécanisme de suivi du FCSA, qui est entrée en vigueur en avril 2002. Le mécanisme de suivi du FCSA repose sur trois niveaux différents : conférence ministérielle qui se tient tous les trois ans ; la réunion de suivi de hauts fonctionnaires et la réunion préparatoire de hauts fonctionnaires, qui se tiennent respectivement un an et quelques jours avant la convocation de la conférence ministérielle ; au moins deux réunions par an entre les chefs de missions diplomatiques africaines en Chine et le Secrétariat du Comité de suivi chinois du FCSA. La conférence ministérielle et la réunion de hauts fonctionnaires se tiennent alternativement en Chine et dans les pays africains. La Chine et le pays africain qui accueillent l’événement co-président la conférence et la réunion et veillent à la mise en œuvre de leurs acquis. La conférence ministérielle est réservée aux ministres des Affaires étrangères et aux ministres chargés de la coopération économique internationale, tandis que la réunion de hauts fonctionnaires est prévue pour les directeurs généraux chargés des dossiers ou les responsables à un rang équivalant des départements compétents des pays participants.

Outre lesdites conférences, compte tenu des besoins du développement des relations sino-africaines, les deux parties ont porté au niveau de Sommet la 3e Conférence ministérielle de Beijing qui s’est tenue en novembre 2006 et la 6e Conférence ministérielle de Johannesburg qui s’est tenue en 2015. Il a été décidé, en 2006 lors du Sommet de Beijing du FCSA, d’organiser, pendant l’année qui suit la conférence ministérielle et en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, des consultations politiques collectives entre les ministres chinois et africains. Ainsi, quatre consultations politiques se sont déroulées entre eux à New York en 2007, 2010, 2013 et 2017. En vue de promouvoir ensemble la mise en œuvre des acquis du Sommet de Johannesburg, les deux parties ont tenu, en juillet 2016 à Beijing, la réunion des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Johannesburg du FCSA.

De plus, avec l’élargissement et l’approfondissement de la coopération sino-africaine, ont été mis sur pied des forums divisionnaires, comme le Forum populaire Chine-Afrique, le Forum des jeunes dirigeants Chine-Afrique, la Conférence ministérielle sino-africaine pour la coopération et le développement de la santé, le Forum sur la coopération des médias sino-africains, la Conférence sino-africaine sur la réduction de la pauvreté et le développement, le Forum juridique du FCSA, le Forum sur la coopération des autorités locales sino-africaines, le Forum des think tanks sino-africains, le Forum d’investissements Chine-Afrique, etc.

Comité de suivi chinois

En novembre 2000, a été créé le Comité de suivi chinois du FCSA composé actuellement de 33 membres institutionnels : Ministère des Affaires étrangères, Ministère du Commerce, Ministère des Finances, Ministère de la Culture et du Tourisme, Département international du Comité central du PCC, Commission nationale du Développement et de la Réforme, Ministère de l’Éducation, Ministère des Sciences et Technologies, Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information, Ministère des Ressources naturelles, Ministère de l’Environnement écologique, Ministère des Transports, Ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales, Commission nationale de la Santé, Banque populaire de Chine, Administration générale des Douanes, Administration nationale de la Fiscalité, Administration nationale de la Régulation du Marché, Administration nationale de la Radio et de la Télévision, Agence chinoise de Coopération internationale pour le Développement, Administration nationale de la Presse et de la Publication, Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’État, Administration de l’Aviation civile de Chine, Administration nationale des Produits pharmaceutiques, Comité central de la Ligue de la Jeunesse communiste, Conseil chinois pour la Promotion du Commerce international, Fédération nationale d’Industrie et de Commerce de Chine, Banque de Développement de Chine, Banque chinoise d’Import-Export, Banque de Chine, Gouvernement municipal de Beijing, etc. Le ministre des Affaires étrangères et le ministre du Commerce sont deux présidents honoraires, et les responsables dirigeants concernés des deux ministères respectifs assument la co-présidence. Au sein du Comité de suivi, le Secrétariat est composé des départements intéressés du ministère des Affaires étrangères, du ministère du Commerce, du ministère des Finances et du ministère de la Culture et du Tourisme, du Département international du Comité central du PCC. Le poste de secrétaire général est assumé par le directeur général du Département des affaires africaines du ministère des Affaires étrangères, et le Bureau du Secrétariat est siégé au Département des affaires africaines du ministère des Affaires étrangères.

Site du FCSA : http://www.focac.org

Activités principales

1. La 1ère Conférence ministérielle

Du 10 au 12 octobre 2000, la Première Conférence ministérielle du FCSA s’est tenue à Beijing avec la participation de plus de 80 ministres venant de Chine et de 44 pays africains, des représentants de 17 organisations internationales et régionales, ainsi que des entrepreneurs chinois et africains. Le Président chinois Jiang Zemin et le Premier ministre chinois Zhu Rongji ont respectivement honoré de leur présence les séances d’ouverture et de clôture et y ont prononcé des discours. La « troïka » de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA, devenue plus tard l’UA), soit le Président algérien Abdelaziz Bouteflika, le Président togolais Gnassingbé Eyadéma et le Président zambien Frederick Chiluba, respectivement en tant que président sortant, président en exercice et président désigné de l’OUA, ainsi que le Président tanzanien Benjamin Mkapa ont participé à la cérémonie d’ouverture et y ont pris la parole. Le Secrétaire général de l’OUA Salim Ahmed Salim a prononcé une allocution à la cérémonie de clôture. Les deux thèmes de la Conférence étaient « Comment contribuer à l’instauration d’un nouvel ordre politique et économique international pour le XXIe siècle » et « Comment renforcer davantage la coopération sino-africaine dans les domaines économique et commercial dans un nouveau contexte ». La Conférence a adopté la Déclaration de Beijing du FCSA et le Programme de coopération sino-africaine sur le développement socio-économique, qui ont défini les orientations pour développer les relations de nouveau type de partenariat caractérisé par la stabilité dans la durée, l’égalité et les avantages réciproques entre la Chine et les pays africains. Le gouvernement chinois a annoncé les initiatives portant sur la réduction ou l’annulation des dettes d’un montant de 10 milliards de yuans en faveur des pays pauvres très endettés et des pays les moins avancés de l’Afrique et l’établissement du Fonds de mise en valeur des ressources humaines en Afrique.

2. La 2e Conférence ministérielle

La 2e Conférence ministérielle du FCSA s’est tenue les 15 et 16 décembre 2003 à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, avec la participation de plus de 70 ministres de la Chine et de 44 pays africains et des représentants d’organisations internationales et régionales. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, 6 Présidents, 3 Vice-Présidents, 2 Premiers ministres et un Président parlementaire venant des pays africains, ainsi que le Président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré et le délégué du Secrétaire général de l’ONU ont assisté à la cérémonie d’ouverture et y ont prononcé des discours. La Conférence avait pour thème de se prêter à la coopération pragmatique et de s’orienter à l’action à prendre. La Conférence a passé en revue les progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions de suivi de la Première Conférence ministérielle et a adopté le Plan d’action d’Addis-Abeba (2004-2006) du FCSA. Le gouvernement chinois a annoncé qu’il continuerait, dans le cadre du Forum, à augmenter son aide aux pays africains, à former pendant une durée de 3 ans 1 000 personnes de toutes catégories confondues pour le compte de l’Afrique et à accorder le tarif douanier zéro à certains produits importés des pays africains les moins avancés.

3. Le Sommet de Beijing de 2006 et la 3e Conférence ministérielle

Les 4 et 5 novembre 2006, s’est tenu solennellement le Sommet de Beijing du FCSA ayant pour thème : L’amitié, la paix, la coopération et le développement. Ont assisté alors à la Conférence le Président chinois Hu Jintao, 35 Chefs d’État, 6 Chefs de gouvernement, 1e Vice-Président et 6 représentants de haut niveau venant des pays africains ainsi que le Président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré. La Conférence a adopté la Déclaration du Sommet de Beijing du FCSA et le Plan d’action de Beijing ( 2007-2009) du FCSA, et a décidé d’établir et de développer un nouveau type de partenariat stratégique sino-africain caractérisé par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique, l’échange et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel. Le Président Hu Jintao a annoncé au nom du gouvernement chinois huit mesures politiques visant à renforcer la coopération pragmatique sino-africaine et à soutenir le développement des pays africains, comprenant notamment l’augmentation de son aide à l’Afrique, l’accord des prêts préférentiels et des crédits acheteurs préférentiels à l’exportation, la création d’un fonds de développement sino-africain, la construction du Centre de conférence de l’UA, l’annulation des dettes gouvernementales africaines, l’accès au marché chinois en franchise de droits, la mise en place en Afrique des zones de coopération économique et commerciale, le renforcement de la coopération sur la mise en valeur des ressources humaines et dans les domaines de l’éducation et de la santé. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et les dirigeants de 33 pays africains ont participé au Dialogue de haut niveau avec les représentants des milieux d’affaires chinois et africains.

Le 3 novembre 2006, la 3e Conférence ministérielle du FCSA a eu lieu à Beijing pour accomplir les derniers préparatifs du Sommet de Beijing. Y ont participé les ministres des Affaires étrangères, les ministres chargés de la coopération internationale ou les délégués venant de Chine et de 48 pays africains. Les représentants de 24 organisations internationales et régionales ont assisté en qualité d’observateurs à la cérémonie d’ouverture.

4. La 4e Conférence ministérielle

La 4e Conférence ministérielle du FCSA a eu lieu à Charm el-Cheikh de l’Égypte les 8 et 9 novembre 2009. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Président égyptien Mohamed Hosni Moubarak, 9 Présidents, 3 Premiers ministres, 3 Vice-Présidents, et un Président parlementaire de pays africains ainsi que le Président de la Commission de l’UA Jean Ping ont été présents à la cérémonie d’ouverture et y ont prononcé des discours. Cette conférence avait pour thème : Approfondir le partenariat stratégique sino-africain de type nouveau et œuvrer au développement durable. La Conférence a examiné le rapport présenté par la partie chinoise sur la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Beijing du FCSA, adopté les deux documents à savoir la Déclaration de Charm el-Cheikh du FCSA et le Plan d’action de Charm el-Cheikh (2010-2012) du FCSA, et planifié la coopération sino-africaine pour les trois années à venir dans les domaines politique, économique, social, culturel et humain. Lors de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Wen Jiabao a annoncé au nom du gouvernement chinois huit nouvelles mesures de coopération avec l’Afrique concernant l’agriculture, la protection de l’environnement, la promotion des investissements, la réduction ou l’annulation des dettes, l’élargissement de l’accès au marché, la lutte contre le changement climatique, la coopération scientifique et technique, la santé, l’éducation et les échanges culturels et humains, etc.

5. La 5e Conférence ministérielle

Les 19 et 20 juillet 2012, s’est tenue à Beijing la 5e Conférence ministérielle du FCSA. Le Président chinois Hu Jintao, 6 Présidents et 2 Premiers ministres venant des pays africains, l’envoyé spécial du Président égyptien en qualité de co-président africain du FCSA et le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon ont assisté à la cérémonie d’ouverture. Les ministres des Affaires étrangères, les ministres ou représentants chargés de la coopération économique internationale venant de Chine et de 50 pays africains ainsi que le Président de la Commission de l’UA Jean Ping ont pris part à la Conférence. Les représentants des organisations internationales et régionales ont été également présents à la cérémonie d’ouverture et aux séances respectivement en qualité d’invités et d’observateurs. Le thème de cette conférence était : Consolider les acquis et ouvrir de nouvelles perspectives pour le nouveau partenariat stratégique sino-africain. La Conférence a examiné le rapport présenté par la partie chinoise portant sur la mise en œuvre des actions du suivi de la 4e Conférence ministérielle du FCSA, adopté les deux documents à savoir la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du FCSA et le Plan d’action de Beijing de la 5e Conférence ministérielle (2013-2015) du FCSA, et a mis au point une planification complète pour les trois années à venir sur l’orientation du développement des relations sino-africaines et la délimitation des domaines prioritaires pour la coopération sino-africaine.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Président Hu Jintao a prononcé un discours important intitulé Ouvrir de nouvelles perspectives pour le nouveau partenariat stratégique sino-africain et a annoncé, au nom du gouvernement chinois, pour les trois ans à venir, une série de nouvelles mesures visant à soutenir la cause de la paix et du développement en Afrique et à renforcer la coopération sino-africaine dans les cinq domaines majeurs couvrant l’investissement et le financement, l’aide et l’assistance, la promotion de l’intégration africaine, les échanges culturels et humains, et le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique. En voici le résumé : Accorder aux pays africains des crédits de l’ordre de 20 millions de dollars américains destinés en priorité à soutenir le développement des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et des PME en Afrique ; Continuer à élargir l’ampleur de son aide et assistance, à accroître, dans une certaine mesure le nombre de centres agricoles de démonstration en Afrique, à former 30 000 personnes de toutes catégories confondues, à fournir 18 000 bourses gouvernementales, à construire des infrastructures culturelles et de formation technique et professionnelle en faveur des pays africains, à envoyer en Afrique 1 500 médecins, à poursuivre les activités pour donner des soins gratuits à des Africains atteints de cataracte, et à prêter continuellement aide et assistance pour le financement des projets de forage de puits et des adductions d’eau ; Établir avec l’Afrique un partenariat de coopération sur la construction d’infrastructures transnationales et transrégionales pour soutenir la planification et l’étude de faisabilité des projets et encourager les entreprises et institutions financières chinoises performantes à prendre part à la construction de ces infrastructures ; Proposer de lancer l’Action pour l’Amitié des peuples Chine-Afrique, mettre en place en Chine un Centre d’échanges sino-africains sur le journalisme, poursuivre la mise en œuvre du programme sino-africain d’échanges et d’études conjointes, assurer le financement de 100 projets d’études académiques, d’échanges et de coopération entre les établissements académiques et les chercheurs des deux parties ; Lancer l’Initiative du partenariat de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité, approfondir la coopération avec l’UA et les pays africains dans les domaines de la paix et de la sécurité en Afrique, apporter un appui financier aux opérations de maintien de paix de l’UA sur le continent africain et à l’édification des forces permanentes africaines, et former pour l’UA plus d’officiels chargés des affaires de la paix et de la sécurité et plus d’agents pour le maintien de la paix.

6. Le Sommet de Johannesburg et la 6e Conférence ministérielle

Les 4 et 5 décembre 2015, s’est tenu le Sommet de Johannesburg du FCSA auquel ont pris part les représentants de 52 États membres du FCSA dont 43 chefs d’État et de gouvernement. Le Président chinois Xi Jinping et le Président sud-africain Jacob Zuma ont co-présidé la conférence. Les dirigeants chinois et africains ont eu des discussions fructueuses sur le renforcement de l’amitié traditionnelle sino-africaine et la promotion de la coopération pragmatique en vue d’un développement commun, discussions axées sur le thème « La Chine et l’Afrique avancent ensemble : Coopération gagnant-gagnant pour un développement commun ». Le Sommet a passé en revue les progrès réalisés dans les relations d’amitié et la coopération pragmatique entre la Chine et l’Afrique depuis la création du FCSA il y a quinze ans, examiné et adopté la Déclaration de Johannesburg du FCSA et le Plan d’action de Johannesburg (2016-2018) du FCSA. Les deux parties se sont tombées d’accord pour porter le partenariat stratégique de type nouveau entre la Chine et l’Afrique au niveau de partenariat de coopération stratégique global, renforcer et consolider les « Cinq piliers » que sont l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique, les échanges et l’inspiration réciproque sur le plan culturel, la solidarité sur le plan sécuritaire ainsi que la coopération dans les affaires internationales. À la cérémonie d’ouverture, le Président Xi Jinping a prononcé un discours important intitulé Travaillons ensemble pour ouvrir une nouvelle époque pour la coopération gagnant-gagnant et le développement commun sino-africains et a déclaré que la Chine œuvrerait à réaliser, pendant les trois ans à venir, les « Dix grands programmes de la coopération avec l’Afrique » qui sont les suivants :

I. Le programme de coopération sur l’industrialisation. La Chine travaillera activement à développer le partenariat industriel et la coopération sur les capacités de production avec l’Afrique, et encouragera les entreprises chinoises à investir et à développer leurs affaires en Afrique. Elle coopérera avec l’Afrique pour la construction ou la montée en gamme de parcs industriels, enverra des experts et conseillers de haut niveau auprès de gouvernements africains, établira des centres régionaux de formation professionnelle et des instituts pour le développement des capacités, formera pour l’Afrique 200 000 techniciens, et accueillera 40 000 Africains en Chine pour la formation.

II. Le programme de modernisation agricole. La Chine partagera avec l’Afrique ses expériences de développement agricole, lui transférera des technologies agricoles adéquates, et encouragera les entreprises chinoises à coopérer avec l’Afrique dans les domaines de la culture massive, de l’élevage, du stockage et de la transformation des céréales afin de créer plus d’emplois et d’augmenter le revenu des agriculteurs. La Chine mettra en œuvre le Programme d’enrichissement de la population grâce à l’agriculture dans 100 villages africains, enverra 30 groupes d’agronomes en Afrique et établira un mécanisme de coopération « 10+10 » entre les établissements de recherches agronomes chinois et africains. La Chine, très attentive aux mauvaises récoltes dans plusieurs pays africains dues aux effets d’« El Nino », fournira aux pays touchés des aides alimentaires d’urgence d’une valeur d’un milliard de yuans.

III. Le programme de coopération sur les infrastructures. La Chine renforcera la coopération mutuellement bénéfique avec l’Afrique en ce qui concerne la planification, la conception, la construction, l’exploitation et l’entretien des infrastructures, soutiendra une participation active des entreprises chinoises à la construction des infrastructures en Afrique telles que les chemins de fer, les routes, l’aviation régionale, les ports, l’électricité et les télécommunications, afin d’accroître la capacité de l’Afrique à s’assurer un développement soutenu, et aider les pays africains à construire cinq universités des communications.

IV. Le programme de coopération financière. La Chine augmentera les volumes de règlements commerciaux en monnaie chinoise et d’échanges de monnaies avec les pays africains, et encouragera les institutions financières chinoises à ouvrir plus d’agences en Afrique, à élargir la coopération en matière d’investissement et à fournir des soutiens et services financiers à l’industrialisation et à la modernisation de l’Afrique.

V. Le programme de développement vert. La Chine soutiendra l’Afrique dans ses efforts pour renforcer les capacités de développement vert, bas carbone et durable et mettre en œuvre 100 projets d’énergies propres, de protection de la faune et de la flore sauvages, de développement agricole respectueux de l’environnement, et de construction de villes intelligentes. La coopération sino-africaine ne se fera jamais au détriment des écosystèmes et des intérêts de long terme de l’Afrique.

VI. Le programme de facilitation du commerce et de l’investissement. La Chine mettra en œuvre 50 projets pour promouvoir le commerce, accompagnera l’Afrique dans l’amélioration des conditions matérielles de l’investissement et du commerce interafricain et avec l’extérieur, et entend mener des négociations avec les pays et organisations régionales africains sur les accords globaux de libre-échange couvrant le commerce des marchandises, le commerce des services et la coopération d’investissement, de sorte à accroître l’exportation africaine vers la Chine. La Chine soutiendra les pays africains dans leurs efforts pour renforcer les capacités d’application de la loi en matière de douane, de contrôle de la qualité et de fiscalité, et développera avec l’Afrique la coopération dans la normalisation, la certification et l’accréditation ainsi que le commerce électronique.

VII. Le programme de réduction de la pauvreté et de bien-être social. Tout en redoublant d’efforts pour réduire la pauvreté, la Chine accroîtra ses aides à l’Afrique, et y réalisera 200 projets dans le cadre du « Programme vie heureuse » et du programme de réduction de la pauvreté destinée notamment aux femmes et aux enfants. Elle annulera les PMA africains des dettes gouvernementales sans intérêt échues fin 2015.

VIII. Le programme de santé publique. La Chine participera aux efforts de l’Afrique pour développer les systèmes de prévention et de contrôle des maladies. Elle soutiendra la coopération de démonstration entre 20 hôpitaux chinois et 20 hôpitaux africains, favorisera le renforcement des services de spécialité des hôpitaux, continuera à envoyer des missions médicales et à organiser des activités d’assistance médicale comme l’Action Lumière et la protection maternelle et infantile dans différents pays africains, et fournira à l’Afrique des antipaludéens à base d’artémisinine. La Chine encouragera les entreprises pharmaceutiques chinoises à localiser la production en Afrique en vue d’y accroître l’accessibilité des médicaments.

IX. Le programme d’échanges culturels et humains. La Chine construira pour l’Afrique cinq centres culturels, et mettra en œuvre des projets d’accès à la télévision par satellite dans 10 000 villages africains. Elle accueillera 2 000 Africains pour la formation de diplôme et accordera 30 000 bourses gouvernementales à l’Afrique, organisera chaque année des visites en Chine pour 200 chercheurs africains et des séminaires pour 500 jeunes africains, et formera chaque année 1 000 Africains travaillant en journalisme. Elle soutiendra l’ouverture de plus de vols directs entre la Chine et l’Afrique en vue de promouvoir la coopération touristique.

X. Le programme de coopération sur la paix et la sécurité. La Chine accordera une aide financière sans contrepartie de 60 millions de dollars pour soutenir l’établissement et le fonctionnement de la Force africaine de réserve et de la troupe de réaction rapide face à la crise. La Chine continuera à participer aux opérations onusiennes de maintien de la paix en Afrique et soutiendra les pays africains dans le renforcement des capacités en matière de défense nationale, de la lutte contre le terrorisme et la violence, de contrôle douanier et de contrôle sur la migration.

Pour assurer la bonne exécution de ces dix programmes de coopération, la Chine a décidé de dégager 60 milliards de dollars d’appui financier, y compris une somme de don et de prêts sans intérêt d’un montant total de 5 milliards de dollars, une ligne de crédit de 35 milliards de dollars pour les prêts à caractère préférentiel et les crédits d’exportation tout en veillant à augmenter le taux préférentiel des prêts, un apport supplémentaire de 5 milliards de dollars respectivement au Fonds de développement Chine-Afrique et aux Prêts spéciaux pour le développement de PME africaines et une somme de 10 milliards de dollars pour la création du Fonds de la coopération de la capacité de production Chine-Afrique.

Au cours du Sommet, ont été organisés le Dialogue de haut niveau entre les dirigeants chinois et africains et les représentants des milieux industriel et commercial, la 5e Conférence des entrepreneurs chinois et africains, l’exposition de photos sur le 15e anniversaire de la création du FCSA, l’exposition de l’industrie manufacturière des équipements chinoise et africaine et la soirée de clôture de l’Année de la Chine en Afrique du Sud auxquels ont participé le Président chinois Xi Jinping, le Président sud-africain Jacob Zuma, le Président tournant de l’UA et Président zimbabwéen Robert Mugabe et les autres dirigeants africains présents au Sommet.

Peu avant le Sommet, la 6e Conférence ministérielle du FCSA s’est tenue le 3 décembre 2015 à Pretoria, en Afrique du Sud, pour accomplir les derniers préparatifs du Sommet de Johannesburg. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, le ministre chinois du Commerce Gao Hucheng, 50 ministres des Affaires étrangères et ministres chargés de la coopération économique internationale des pays africains et le représentant de haut rang de la Commission de l’UA ont assisté à la conférence.

7. La Réunion des coordinateurs pour la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Johannesburg du FCSA

Le 29 juillet 2016, la Réunion des coordinateurs pour la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Johannesburg du FCSA a eu lieu à Beijing. Plus de 100 représentants au rang de ministre de 52 pays africains membres du FCSA et les représentants des unités membres du Comité de suivi chinois et les chefs de corps diplomatiques africains accrédités en Chine, au total plus de 300 personnalités, ont assisté à la conférence. On y a examiné et adopté la Déclaration conjointe de la réunion des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Johannesburg du FCSA. Les deux parties étaient tombées d’accord pour s’attacher aux cinq concepts de coopération axés sur le développement partagé, intensif, vert, sûr et ouvert, et sont parvenues à un consensus pour promouvoir la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Johannesburg du FCSA.