Le régulateur américain des valeurs mobilières a accusé la branche chinoise de Deloitte d’être « terriblement à court » en demandant à ses clients d’effectuer leurs propres tâches d’audit, alors que les négociations entre Washington et Pékin sur l’établissement de normes comptables transfrontalières arrivent à leur paroxysme, rapporte le Financial Times.

Deloitte Chine a accepté de payer une amende de 20 millions de dollars pour avoir demandé à ses clients de sélectionner des échantillons d’écritures comptables à tester, a annoncé la Securities and Exchange Commission des États-Unis.

Deloitte Chine fournit des services professionnels intégrés, avec l’engagement à long terme d’être un contributeur majeur à la réforme, à l’ouverture et au développement économique de la Chine. Il s’agit selon leur site d’une entreprise « connectée à l’échelle mondiale et profondément enracinée localement, détenue par ses partenaires en Chine ».

D’ailleurs, Deloitte Chine a également demandé aux clients de préparer des documents montrant qu’elle avait évalué les écritures comptables alors qu’il n’y avait aucune preuve de ce fait. Le règlement avec Deloitte Chine comprend la sanction la plus élevée imposée par la SEC à une filiale des quatre grands cabinets comptables, par rapport aux revenus d’audit.

Deloitte Chine n’a pas été accusé d’avoir enfreint le Holding Foreign Companies Accountable Act, la loi adoptée aux États-Unis en 2020 obligeant les groupes étrangers négociant sur les marchés américains à rendre leurs audits disponibles pour examen tous les trois ans ou à ne pas être autorisés à négocier.