Plus de 3 000 personnes de Lanzhou dans la province de Gansu ont été atteintes de la brucellose, après avoir lutté par le Covid-19.

Des bactéries responsables de la brucellose se sont échappées en 2019 d’une société pharmaceutique à Lanzhou, dans le nord de la Chine. Les autorités ont réussi à cacher l’ampleur des contaminations pendant près d’un an.

Mais un an après « l’incident de brucellose » à Lanzhou, le nombre de personnes infectées dépasse de loin les prévisions officielles, a révélé Pengpai, un média en ligne installé à Shanghai, le 15 septembre.

L’incident a débuté le 24 juillet 2019 dans le nord de la Chine. Pendant un mois, la société biopharmaceutique de Lanzhou, l’un des plus anciens fabricants de vaccins vétérinaires de Chine et producteur référencé par le ministère chinois de l’Agriculture, a utilisé des désinfectants périmés dans le processus de production de vaccins contre la brucellose.

Cette utilisation frauduleuse a entraîné une stérilisation incomplète des émissions de vapeurs résiduelles dans l’atmosphère.

Par la suite, des premiers cas d’infection par les bactéries responsables de la brucellose ont été détectés, à partir de novembre 2019 selon les informations officielles, parmi le personnel de l’Institut de recherche vétérinaire de Lanzhou, situé dans le même quartier que l’usine.

A ce moment là, les autorités ont tenté de minimiser la situation en prétendant qu’il s’agit d’un incident ponctuel et d’une exposition de courte durée. « L’aérosol formé par les gaz résiduels contenant des bactéries ne peut voyager dans l’air que sur une distance limitée, et la dose est également faible », ont assuré les autorités de Chine dans un communiqué officiel.

De fait, « il n’y aura pas un grand nombre de personnes contaminées », selon elles. Or, selon les informations du média Pengpai, la situation serait plus dramatique que prévu, avec plus de 3.000 cas de contamination à la brucellose.