La Chine a imposé le 16 août des sanctions contre sept personnalités politiques taïwanaises qualifiées de « séparatistes purs et durs ».

Les sept politiciens et leurs familles ont interdiction ainsi que les membres de leurs familles, d’entrer sur la partie continentale de la Chine et dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao. Leurs institutions affiliées ne sont pas autorisées à coopérer avec les organisations et les individus concernés sur la partie continentale de la Chine. Les entreprises qui leur sont liées, ainsi que leurs sponsors, ont l’interdiction de s’engager dans des activités lucratives sur la partie continentale de la Chine.

« D’autres mesures punitives seront également prises. Ils seront tenus d’assumer les responsabilités à vie conformément à la loi », a indiqué un porte-parole du Bureau de travail du Comité central du Parti communiste chinois pour les affaires de Taiwan.

Les sanctions interviennent dans un contexte de tensions accrues entre la Chine et Taiwan, après une visite de la présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, et d’une délégation parlementaire américaine.

« Afin de sauvegarder le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit et les intérêts immédiats des habitants des deux côtés du détroit, et de punir résolument les éléments irréductibles de l’indépendance de Taiwan », Pékin a décidé d’inscrire Bi-khim Hsiao, Koo Li-hsiung, Tsai Chi-chang, Ker Chien-ming, Lin Fei-fan, Chen Jiau-hua et Wang Ting-yu sur la liste des séparatistes irréductibles de l' »indépendance de Taiwan », et de leur imposer des mesures punitives.

En novembre, le Premier ministre taïwanais Tsai Chi-chang, le président du Parlement You Si-kun et le ministre des Affaires étrangères Jaushieh Joseph Wu ont également été inscrits sur la liste des sanctions.

Le Parti démocrate progressiste a qualifié les sanctions de « dénuées de sens » et a déclaré qu’elles ne servaient qu’à semer la peur à Taïwan. « Les Taïwanais n’ont pas peur d’être intimidés et menacés. La détermination du peuple taïwanais à défendre la démocratie et sa souveraineté ne sera pas affectée. Ils ne céderont pas », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Conseil des affaires continentales de Taïwan, qui est chargé des relations avec la Chine, a également déclaré que l’imposition de sanctions par la Chine n’était pas légitime et allait à l’encontre de la volonté du peuple taïwanais.

Des sanctions sont également imposées au président de la « Fondation pour la démocratie taiwanaise » (You Si-kun) et au secrétaire général du « Fonds pour la coopération et le développement internationaux » (Jaushieh Joseph Wu). Il leur est interdit d’entrer sur la partie continentale de la Chine et dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao, a précisé le porte-parole.

Pour Pékin, « ils ont délibérément provoqué des confrontations à travers le détroit de Taiwan, et ont imprudemment sapé la paix et la stabilité dans la région. Leurs activités sont devenues encore plus scandaleuses lors de la visite de la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, dans la région de Taiwan de la Chine, ce qui a mis en évidence leur nature obstinée à chercher l’indépendance de Taiwan »

Les noms donnés cette semaine ne sont qu’une partie de la liste. La Chine dit mettre « sérieusement en garde les séparatistes irréductibles de l »indépendance de Taiwan’ pour qu’ils évitent de s’engager plus avant dans la mauvaise voie. Tout individu qui défie délibérément la loi sera sévèrement puni », a affirmé le porte-parole.