Dix personnes ont été tuées et neuf blessées dans l’incendie d’un immeuble résidentiel en Chine, dans la province du Xinjiang (nord-ouest), a rapporté vendredi l’agence de presse, Xinhua.

L’incendie a éclaté vers 19H50 (11H50 GMT) dans la soirée du 24 novembre, selon l’agence de presse chinois, qui atteste que « dix personnes sont décédées, malgré les soins d’urgence. Les blessures de neuf autres personnes ne mettent pas leur vie en danger ».

L’incendie s’est déclaré à Ürümqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, où les températures ont chuté au-dessous de zéro après la tombée de la nuit. Les flammes se sont propagées à partir du 15ème étage jusqu’au 17ème, selon certains médias chinois, et la fumée s’élevait jusqu’au 21éme étage. L’incendie a été maîtrisé après près de trois heures.

Les décès et les blessures ont été causés par l’inhalation de vapeurs toxiques, et ceux qui ont été transportés à l’hôpital devraient tous survivre, selon les autorités. Une enquête initiale semble montrer que l’incendie a été déclenché par une multiprise dans une chambre de l’un des appartements du 15e étage, selon la municipalité.

La région du Xinjiang est soumis à des mesures de confinement strictes depuis plus de trois mois, afin de lutter contre la propagation du coronavirus dans le cadre de la politique chinoise «zéro COVID». En effet, la Chine fait face à une vague de cas ces dernières semaines, provoquant de longs confinements et des restrictions de voyage strictes, qui affectent des centaines de millions de Chinois.

Lors d’une conférence de presse, les autorités d’Ürümqi ont assuré que les portes de secours de l’immeuble n’étaient pas verrouillées et que les résidents étaient autorisés à descendre «pour des activités» car cette zone a été désignée comme «zone à faible risque de COVID-19».

Selon des commentaires en ligne, lus par Associated Press, les camions de pompiers ont été bloqués par des barrières de contrôle sanitaire ou par des voitures immobilisées après la mise en quarantaine de leurs propriétaires. Or Li Wensheng, responsable du département de lutte contre les incendies de la ville, a répondu à ces commentaires en assurant que « les grands camions de pompiers de s’approcher pour éteindre le feu en raison des rues étroites aux alentours du bâtiment ».

Le 26 novembre, les autorités de la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) ont annoncé mener « une enquête minutieuse sur un incendie survenu dans une tour d’habitation » et se sont engagées à « arrêter les personnes suspectées de manquement au devoir ».

Une équipe d’enquête conjointe a été formée pour enquêter de plus près sur la cause de l’incendie, a indiqué Mamtimin Hadir, maire d’Urumqi, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée du 25 novembre.

Le maire Mamtimin Hadir a fait part de sa tristesse pour les victimes et ses condoléances à leurs proches et a témoigné sa sympathie aux blessés et à leurs familles. Ce dernier a également, au nom du comité du Parti pour la ville et du gouvernement municipal, présenté ses excuses à la population de l’ensemble de la ville.

« Les personnes reconnues négligentes dans l’exercice de leurs fonctions avant et durant l’accident seront tenues responsables », a-t-il noté, ajoutant qu’une « assistance et des soins médicaux ont été immédiatement offerts après l’incident, et les blessés sont en sécurité ».

« Un total de 109 pompiers et 23 camions de pompiers ont été envoyés sur les lieux, alors que le feu s’est rapidement propagé et que plusieurs habitants ont été piégés chez eux », a indiqué Li Wensheng, responsable du département de lutte contre les incendies de la ville. Le feu a été éteint jeudi vers 22h35.