Le Premier ministre français Edouard Philippe se rendra en Chine, du 21 au 24 juin, pour son premier voyage diplomatique.  Ce dernier devra veiller à la finalisation des contrats signés en janvier 2018 par le président Emmanuel Macron, notamment pour Airbus et Areva. Il aura également la tâche de promouvoir des startups françaises.

Assurer les contrats signés en janvier 2018

Son voyage officiel sera ponctué de trois étapes (Shenzhen, Shanghaï et Pékin) dont un entretien avec le président Xi Jinping, en compagnie des ministres Nicole Belloubet, et Jean-Yves Le Drian, ainsi que les entrepreneurs souhaitant s’implanter durablement dans l’Empire du milieu. Dans la suite de la visite d’Emmanuel Macron début janvier, Edouard Philippe devra toutefois «concrétiser des engagements pris dans les secteurs agro-alimentaires, aéronautiques et énergétiques».

L’objectif du Premier ministre sera d’assurer la commande de 184 avions A320, qui devait être finalisée «sous peu» mais dont Matignon attend encore l’officialisation. «Ce sont des négociations qui se poursuivent jusqu’à la dernière minute entre industriels. Ce type de visite sert à donner un appui à ces négociations» a évoqué Matignon.

Areva avait décroché un contrat pour la construction pour près de 10 milliards d’euros d’une usine de retraitement de déchets nucléaires. Edouard Philippe devrait lancer «étape» concernant «le dispositif nécessaire pour l’ingénierie», a précisé Matignon en soulignant «l’ampleur» des discussions en cours sur ce dossier.

L’objectif sera de ne «pas relâcher la pression» pour l’ouverture du marché chinois à la viande bovine française, alors que l’embargo en vigueur depuis 2001 devra être levé.

Signer de nouveaux contrats

Le Premier ministre entend mettre en valeur les entreprises, présentes dans sa délégation, parmi lesquelles, les mastodontes (Airbus, EDF, Suez, Schneider Electric …), et 18 startups. «Il y aura pas mal de signatures d’accords», a prédit à Matignon, accentuant les contrats liés «à l’innovation, la croissance verte».

Edouard Philippe s’effectuera sa visite en coordination avec celle du vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen, également présent en Chine. D’après le Premier ministre, «avec un grand pays comme la Chine, on ne peut avoir de poids, une exigence de réciprocité, qu’au niveau européen. Sinon ça reste du discours et des paroles».  D’autant plus que la France a un déficit commercial record en 2017 avec la Chine, de l’ordre de 30 milliards d’euros.