La hausse des prix à la production en Chine s’est inscrite en février à son niveau le plus élevé depuis novembre 2018, selon des chiffres officiels publiés ce 10 mars. Ce chiffre est un nouveau signe de reprise économique post-Covid dans l’industrie de la Chine.

D’ailleurs, l’indice PPI, qui mesure le coût des marchandises sorties d’usine, a connu une augmentation de 1,7% sur un an en février 2021, davantage qu’attendu, contre 0,3% en janvier, d’après le Bureau national des statistiques (BNS).

Le coût des matières premières sur les marchés mondiaux (pétrole, métaux) ainsi que l’augmentation de la demande intérieure expliquent en partie ce niveau, a relevé Dong Lijuan, un statisticien du BNS.

«Les coûts de production ont également été gonflés par l’augmentation des prix des composants électroniques, en particulier des semi-conducteurs», a déclaré à l’Agence France Presse l’analyste Rajiv Biswas, économiste en chef du cabinet IHS Markit.

L’indice des prix à la consommation (CPI), principale jauge de l’inflation, est en baisse de 0,2% sur un an en février, contre -0,3% en janvier. Cette tendance s’explique par la chute du coût des produits alimentaires.

Les prix du porc, viande la plus consommée en Chine, étaient le mois dernier 14,9% inférieurs à ce qu’ils étaient en février 2020, lorsque le cheptel chinois était décimé par une épidémie de grippe porcine africaine.

«Nous ne pensons pas que la période de déflation (…) va se poursuivre», a souligné l’analyste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics. Ce dernier évoque la remontée attendue des prix du porc avec la reconstitution du cheptel ou encore la hausse des prix du pétrole et prévoit une inflation «d’environ 2%» d’ici la fin du deuxième trimestre.

La Chine vise cette année une augmentation de son produit intérieur brut (PIB) d’au moins 6%, alors que le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance de 8,1% pour la seconde économie mondiale.