La Chine est passée de la technologie nucléaire américaine à une alternative développée au niveau national alors que les inquiétudes concernant la sécurité énergétique et les incertitudes géopolitiques augmentent, selon le journal hongkongais South China Morning Post.

Centrale nucléaire de Taishan

La technologie AP1000, conçue par la société américaine Westinghouse Electric Company, était autrefois la base de l’énergie nucléaire de troisième génération de la Chine. Mais désormais la Chine a plus de réacteurs de troisième génération basés sur sa propre technologie Hualong One en construction ou approuvée, que de réacteurs AP1000.

12 réacteurs nucléaires en Chine – en construction ou en cours d’approbation – utilisent la technologie Hualong One. En revanche, aucun nouveau réacteur AP1000 n’a été approuvé depuis plus d’une décennie. Les derniers réacteurs américains – dans les provinces du Zhejiang et du Shandong – sont entrés en exploitation commerciale en 2018.

La technologie Hualong One a été développée par les deux mastodontes nationaux du nucléaire, CNNC (Compagnie nucléaire nationale chinoise) et CGNPC (China General Nuclear Power), tous deux basés sur la technologie française.

D’ailleurs le 4 septembre, la Chine a chargé le combustible du réacteur nucléaire troisième génération de la centrale de Fuqing (sud-est du pays). Il s’agit de la première installation issue d’une technologie 100% nationale, d’une puissance de 1 000 mégawatts.

Cette technologie développée par les ingénieurs chinois est complètement nouvelle, car elle améliore les réacteurs CPR-1000, démarrés dans les années 2000 en Chine, mais dont les droits de propriété industrielle pour l’assemblage et certains composants appartenaient au français Areva.

Selon le journal Les Echos, « deux autres projets qui utiliseront cette technologie ont également été approuvés« , le 2 septembre par la Chine. Ils viennent s’ajouter aux quatre autres décidés en 2019 par le gouvernement chinois.