John Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, a présenté la nouvelle stratégie américaine pour l’Afrique.

L’administration Trump va reconsidérer l’aide financière qu’elle accorde au continent, qui sera désormais conditionnée par les résultats qu’elle permettra d’obtenir.

John Bolton a également remis en cause les missions de maintien de la paix de l’ONU, en particulier celles qui s’étendent sur de nombreuses années. Il entend réévaluer le soutien américain à ces missions.

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Lourde charge contre la Chine et la Russie

John Bolton a critiqué avec virulence l’attitude de la Chine et de la Russie en Afrique. «La Chine a recours à des pots-de-vin, à des accords opaques et à l’utilisation stratégique de la dette pour maintenir les États d’Afrique captifs des exigences de Pékin», a affirmé John Bolton.

Ce dernier a aussi accusé Moscou de corruption, assurant que «les Russes échangent des ventes d’armes et d’énergie contre des votes aux Nations unies».

«Les pratiques prédatrices de la Chine et de la Russie freinent la croissance économique en Afrique, menacent l’indépendance financière des pays africains, entravent les possibilités d’investissement des États-Unis, entravent les opérations militaires américaines et constituent une menace importante pour la sécurité nationale des États-Unis»

John Bolton, conseiller de Donald Trump.

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine, a évoqué la base militaire chinoise établie à Djibouti en 2017, près d’un camp militaire américain. Il a mis en garde contre un projet chinois de reprise du port de Djibouti. Selon lui, cela entraînerait un basculement du commerce maritime de la région en faveur de Beijing, a relevé SputnikNews.

Les conditions américaines aux aides

«Malheureusement, des milliards et des milliards de dollars de l’argent des contribuables américains n’ont pas produit les effets escomptés. Ils n’ont pas mis fin au fléau du terrorisme, du radicalisme et de la violence. Ils n’ont pas empêché d’autres puissances, comme la Chine et la Russie, de profiter des États africains pour accroître leur propre pouvoir et leur influence. Et ils n’ont pas conduit à une gouvernance stable et transparente, à la viabilité économique et à un développement croissant dans toute la région», a déclaré John Bolton.

Raison pour lesquelles, les Etats-Unis conditionnent désormais leurs aides aux pays africains, qui seront obligés de rendre des comptes.

« Nous insistons pour que notre argent soit utilisé à bon escient.Notre priorité est de veiller à ce que tous les fonds d’aide des États-Unis envoyés en Afrique soient utilisés de manière efficace et efficiente pour promouvoir la paix, la stabilité, l’indépendance et la prospérité dans la région», a assuré ce dernier.