Une porte-parole chinoise a reproché à certains hommes politiques occidentaux d’avoir mis en doute l’impartialité de la récente étude de recherche de l’origine du coronavirus menée par une mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine, affirmant qu’être impartial ne signifie pas « être à la solde de l’Occident. »

« Être impartial ne doit pas signifier une présomption de culpabilité visant la Chine », a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse.

« La Chine espère que les pays concernés pourront également s’engager dans la recherche de l’origine mondiale de manière positive, scientifique et coopérative, et partager les résultats de leurs études », a-t-elle noté.

En effet, plusieurs pays critique la Chine dans la propagation du coronavirus dans le monde. Outre, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la République Tchèque (image ci-contre) ont pointé du doigt la responsabilité de la Chine dans la crise sanitaire.

L’ambassade de Chine à Londres dénonce les propos de Boris Johnson

L’ambassade de Chine en Grande-Bretagne a vivement critiqué les remarques du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a affirmé que la plupart des preuves indiquaient que le Covid-19 provenait de Wuhan.

L’ambassade a souligné que la politique ne devait pas «bafouer la science, ni remplacer les études scientifiques par des spéculations infondées et des falsifications délibérées».

La Grande-Bretagne et les Etats-Unis s’inquiètent de l’accès accordé à la mission de l’OMS en Chine, Boris Johnson a laissé entendre qu’il serait enclin à accepter un traité mondial sur les pandémies, afin d’assurer une transparence adéquate après l’apparition du coronavirus, «qui trouve son origine en Chine».

A la question de savoir quelle partie devrait être tenue responsable d’un manque de transparence, le Premier ministre a déclaré : «Je pense qu’il est relativement évident que la plupart des preuves semblent indiquer l’origine de la maladie à Wuhan».

Le porte-parole de l’ambassade de Chine en Grande-Bretagne a rappelé que la Chine avait toujours maintenu une communication et une coopération étroites avec l’OMS, afin de participer à la recherche mondiale de l’origine du virus de façon ouverte et transparente.

La Chine a apporté un soutien et une assistance considérables à cette étude, lesquels ont été largement reconnus par l’OMS et les experts internationaux, y compris de Grande-Bretagne.

Cette étude pour trouver l’origine du virus est une question scientifique complexe, qui doit être basée sur la science et sur les faits. «Nous ne devrions pas permettre à la politique de bafouer la science, ni de remplacer les études scientifiques par des spéculations infondées et des falsifications délibérées», a rétorqué le porte-parole.

Un certain nombre d’indices et de rapports ont suggéré que le coronavirus serait apparu dans de nombreux endroits à travers le monde dès le second semestre de 2019. «Cela reflète la nécessité et l’urgence d’envoyer des équipes de recherche dans les pays concernés», a noté l’ambassade.

La Chine récuse les remarques d’un religieux tchèque

La Chine a exprimé sa forte opposition aux remarques du cardinal tchèque Dominik Duka, qui a affirmé lors d’un sermon que le coronavirus était «une arme biologique chinoise», enjoignant ce dernier à corriger immédiatement son erreur.

L’ambassade de Chine en République tchèque a indiqué que les remarques du cardinal Duka « ignoraient les opinions des scientifiques, ne possédaient pas de bases factuelles et constituaient une diffamation infondée à l’encontre de la Chine ».

«La Chine est fermement opposée à toute personne politisant la pandémie et stigmatisant la Chine. L’ambassade de Chine en République tchèque enjoint le cardinal Dominik Duka à corriger immédiatement ses erreurs et à mettre un terme à son influence indésirable», a déclaré l’ambassade de Chine en République Tchèque.

«Retrouver l’origine du coronavirus est une question scientifique complexe et les études scientifiques ne peuvent être remplacées par des suspicions infondées et des falsifications délibérées», a souligné l’ambassade.

Le communiqué de l’ambassade de Chine survient après que le cardinal Duka a qualifié le coronavirus de «virus chinois» et affirmé qu’il s’agissait d’une «arme biologique ayant fuité».

L’ambassade de Chine en République tchèque a déjà dénoncé des accusations similaires en octobre 2020, lorsque le ministre tchèque de la Santé, Roman Prymula, avait affirmé qu’il était «presque certain» que le virus ait fuité d’un laboratoire chinois.