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Environnement,Population,TERRE

La pollution pèse sur la natalité

L’exposition à des polluants atmosphériques augmente le risque de fausses couches dites «silencieuses», ce qui signifie que la mort du fœtus échappe à l’attention de la femme enceinte.

D’après une étude de chercheurs chinois publiée le 13 octobre, il existe un lien entre la pollution de l’air et les complications pendant la grossesse, les cas d’enfants morts-nés et les anomalies congénitales. Cette analyse est partagée par de précédents rapports scientifiques.

Cette nouvelle étude révèle que l’exposition à de fortes concentrations de particules, de dioxyde de souffre, d’ozone et de monoxyde de carbone, est associée à un risque accru de fausse couche «silencieuse» durant le premier trimestre de grossesse.

«L’augmentation du risque n’est pas linéaire mais s’aggrave avec le niveau de concentration des polluants», a souligné le rapport publié dans la revue scientifique Nature Sustainability.

Ces fausses couches sont appelées «silencieuses» car elles passent dans un premier temps inaperçues, la femme ne ressentant aucun symptôme au moment de la mort du fœtus. Celle-ci n’est généralement constatée que plusieurs semaines après, souvent durant une échographie.

Des chercheurs de quatre universités, épaulés par l’Académie chinoise des Sciences, ont suivi les grossesses de 250 000 femmes à Beijing entre 2009 et 2017. Parmi elles, 17’497 ont fait une fausse couche «silencieuse».

Pour pouvoir établir le niveau de pollution auquel elles étaient soumises, ils ont utilisé les données de stations d’analyse de l’air situées près des domiciles et des lieux de travail des personnes suivies.

«La Chine est une société vieillissante et notre étude apporte une raison supplémentaire au pays pour agir afin de réduire la pollution de l’air ambiant et d’augmenter ainsi le taux de natalité», ont indiqué les auteurs de l’étude.

L’étude prouve l’existence d’un lien quantitatif entre la pollution et les fausses couches, mais elle ne permet pas d’établir un lien de cause à effet, car cela demanderait des expérimentations sur des embryons.

La pollution atmosphérique a sensiblement baissé ces dernières années dans la capitale chinoise. Mais les niveaux restent très hétérogènes d’un jour à l’autre et suivant les quartiers de la cité.

La concentration moyenne de particules de 2,5 microns de diamètre (PM2.5) — très dangereuses pour les poumons car très fines — est toujours quatre fois supérieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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