Le gouvernement allemand envisage d’approuver le rachat par la Chine de l’activité de production de semi-conducteurs de l’entreprise Elmos, basée à Dortmund, selon le quotidien économique Handelsblatt, citant des sources gouvernementales.

Le ministère de l’Économie est en train d’examiner la vente de l’usine de puces d’Elmos à son concurrent Silex, une société suédoise qui est une filiale du groupe chinois Sai Microelectronics, a rapporté le journal Handelsblatt, ajoutant que l’approbation est attendue dans les prochaines semaines.

La décision attendue signifierait que le gouvernement défierait probablement les conseils de l’agence de renseignement nationale, a écrit Handelsblatt. Le ministère de l’Économie, contacté par Reuters, n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat. De plus, un porte-parole d’Elmos s’est refusé à tout commentaire.

Cette révélation intervient alors que le chancelier allemand, Olaf Scholz, a autorisé le troisième armateur mondial, China Ocean Shipping Company, ou Cosco, à acheter 24,9% des parts de la société détenant le terminal de conteneurs Tollerort dans le port de Hambourg.

Cette décision prise le 26 octobre par le gouvernement allemand devrait satisfaire le président chinois Xi Jinping qui recevra le chancelier Olaf Scholz à Pékin la semaine prochaine. Le Conseil des ministres, sous la pression de la Chancellerie fédérale et contre l’avis de six ministères, a en effet donné son feu vert.

Souhaitant diversifier les partenaires économiques de l’Allemagne, Olaf Scholz a indiqué que «nous ne devons pas nous détacher de certains pays, nous devons continuer à faire des affaires avec certains d’entre eux – je dis expressément : également avec la Chine», devant les industriels de la fédération allemande de la construction mécanique (VDMA).