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CULTURE,Histoire

Le cheval de Ferghana ou cheval céleste

Le cheval de Ferghana est une race de cheval, importé massivement en Chine depuis l’Asie centrale. D’après les textes chinois, l’importation massive de ces chevaux en Chine résulte d’une volonté de l’empereur Han Wudi, de protéger les caravanes marchandes le long de la route de la soie.

L’élevage de chevaux se serait développé très tôt en Asie centrale, dès le Ier millénaire av. J.‑C., dans le but d’obtenir des animaux plus grands et aptes à être montés plus longtemps.

Au cours de la dynastie Han, la Chine prend le pouvoir militaire dans cette région. Les Han souhaite ouvrir la route de la soie à l’extérieur des frontières de la Chine. L’empereur Han Wudi veut équiper sa cavalerie de chevaux de qualité, plus grands que les chevaux de petite taille de type mongol et capables de porter un homme en armure.

Ces animaux sont nommés les « chevaux célestes », et proviennent de la vallée de Ferghana, aujourd’hui en Ouzbekistan.
L’empereur Han Wudi va chercher des alliances à l’ouest, afin de résister aux raids des nomades Xiongnu qui occupaient un vaste territoire s’étendant jusqu’au sud de la Grande Muraille.

D’après Gilles Béguin, les longs voyages d’un attaché au palais impérial, Zhang Qian, de 139 à 126 et après 115 av. J.-C., chez les peuples barbares, permirent des contacts avec les Wusun, ennemis des Xiongnu. Ils occupaient le Ferghâna, aujourd’hui en Ouzbekistan, et, plus au nord, le bassin de l’Ili, au sud du lac Balkhash.

Ces hommes robustes de Ferghana, à la barbe rousse et aux yeux bleus, élevaient des chevaux racés et rapides, appelés souvent dans la littérature antique occidentale « caspiens » et vite dénommés par les Chinois « chevaux célestes », ou bien « chevaux qui suent le sang« .

Les exigences de l’administration pour que les chevaux de Ferghana soient importés en très grand nombre en Chine, obligent les dirigeants de Ferghana à fermer leurs frontières à ces échanges. Ce transfert forcé entraîne une guerre.

Han Wudi envoie une armée de 40 000 hommes en 104 av. J.-C., mais elle est défaite. Une autre armée de 60 000 hommes est envoyée en 103 av. J.-C.. Ils négocient l’acquisition de 3 000 chevaux de qualité courante et d’au moins dix des meilleurs chevaux de Ferghana à des fins de reproduction.

Le Ferghâna est alors soumis à la Chine des Han dès 102 av. J.-C. par le général Li Guangli. Seuls 1 000 chevaux font le chemin du retour vers la Chine en 101 av. J.-C.. Les chinois obtiennent un accord, selon lequel le Ferghâna doit régulièrement verser en tribut annuel un contingent d’étalons destinés aux haras impériaux, et acheminés en Chine avec de grandes difficultés.

Ils doivent aussi envoyé à la cour impériale des graines de lucerne pour fournir des pâturages de qualité supérieure, afin d’élever ces chevaux. La cavalerie remontée en chevaux de Ferghana aurait fait face aux Xiongnu, qui ont menacé la Chine.

En 121 av. J.-C., un raid dévastateur des Xiongnu, qui ne s’arrêta qu’à cent vingt kilomètres de la capitale Chang’an, entraîna une contre-offensive menée par le général Huo Qubing qui vainquit les Xiongnu et les obligea à se replier loin vers le nord, libérant la région de Hexi et assurant aux chinois un accès direct à l’Asie centrale, a écrit Gilles Béguin, dans Activités du musée Cernuschi, Arts asiatiques, 2008, t.63, p.86-87.

Le cheval de Ferghana est très présent dans le statuaire et les peintures chinoises. Ils ont des jambes proportionnellement courtes et puissantes, et un tour de taille imposant.

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