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Le dirigeant taïwanais s’engage à défendre la souveraineté de l’île après les manœuvres chinoises

Le dirigeant taïwanais s’engage à défendre la souveraineté de l’île après les manœuvres chinoises

Dans son discours télévisé pour ses voeux de bonne année, Lai Ching-te a promis de «renforcer la défense nationale et la résilience de l’ensemble de la société» taïwanaise.

Il s’est engagé le 1er janvier à «défendre fermement la souveraineté» de l’île autour de laquelle les forces armées chinoises ont mené cette semaine des simulations de blocus et d’attaques contre des cibles maritimes.

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«Ma position a toujours été claire: défendre fermement la souveraineté nationale, renforcer la défense nationale et la résilience de l’ensemble de la société, mettre en place des capacités de dissuasion efficaces et construire des mécanismes de défense démocratiques solides», a déclaré Lai dans un discours télévisé à l’occasion de la nouvelle année.

La Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire, a affirmé le 31 décembre avoir achevé «avec succès» ses vastes manœuvres militaires entamées le 29 décembre autour de l’île, qui comprenaient des tirs réels et ont mobilisé des dizaines d’avions et de navires de guerre.

«La réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée», a affirmé le président chinois, Xi Jinping, dans son message du nouvel an. La Chine a affirmé avoir achevé «avec succès» ses manœuvres militaires autour de Taïwan. «Le Commandement du théâtre oriental de l’APL (Armée populaire de libération) a achevé avec succès les exercices Mission justice 2025», a indiqué le porte-parole et capitaine de frégate Li Xi.

Les soldats poursuivront leur entraînement pour «contrecarrer résolument les tentatives des séparatistes en faveur de l’indépendance de Taïwan et l’ingérence extérieure», a averti Li Xi. Les navires chinois mobilisés autour de Taïwan lors d’exercices de grande ampleur se retirent du voisinage de l’île, avaient annoncé peu avant les garde-côtes taïwanais.

Pékin a lancé des missiles et déployé des dizaines d’avions de chasse, navires de guerre et bateaux de garde-côtes pour encercler l’île les 29 et 30 décembre, dans le cadre de manœuvres simulant le blocus de ports taïwanais stratégiques mais aussi l’attaque de cibles maritimes.

Taipei a condamné ces deux journées d’exercices, les sixièmes manœuvres d’importance depuis 2022. Les Philippines et le Japon voisins ont également exprimé leur mécontentement.

Le 1er janvier, la Chine s’est emportée contre le discours du président Lai, truffé de «mensonges et de bêtises, d’hostilité et de malveillance», selon Chen Binhua, porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises de la République populaire de Chine, qui a accusé Lai Ching-te d’inciter à la «confrontation», selon l’agence de presse Xinhua.

Dans son allocution, le président taïwanais a promis de «construire un Taïwan plus sûr et plus résilient». «Face à l’escalade des ambitions expansionnistes de la Chine, la communauté internationale observe attentivement si le peuple taïwanais a la détermination de se défendre», a-t-il poursuivi.

Les tensions dans le détroit de Taïwan ont été ravivées par une vente d’armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars, le montant le plus important depuis 2001.

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De plus, la nouvelle Première ministre conservatrice du Japon, Sanae Takaichi, a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan. Cette déclaration a provoqué une grave crise diplomatique avec Pékin.

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Le soutien international à Taïwan «n’a jamais faibli», a affirmé Lai Ching-te. «Nous sommes non seulement indispensables, mais nous sommes également une force fiable et responsable au service du bien dans la communauté internationale», a-t-il ajouté.

Fin novembre, le dirigeant taïwanais avait annoncé vouloir une armée prête d’ici 2027 à faire face à la Chine. En 2023, William Burns, ex-directeur de la CIA, avait évoqué cette année-là une possible invasion.

Mais le président taïwanais fait face à une crise politique et est pressée par les américains de dépenser davantage pour sa propre défense. Or le budget annuel de l’Etat et une enveloppe de 40 milliards de dollars destinée à développer un système de défense aérienne intégrée sont en effet bloqués par une querelle entre le gouvernement et l’opposition majoritaire au Parlement.

«Face aux dangereuses ambitions militaires de la Chine, Taïwan n’a pas le temps d’attendre ni le temps de se livrer à des querelles en interne», a déclaré Lai Ching-te. «Nous pouvons avoir des points de vue différents sur de nombreux sujets, mais sans une défense nationale solide, il ne peut y avoir de nation, ni d’espace pour débattre.»

«Ce n’est que par l’unité, et non par la division, que nous pourrons éviter d’envoyer à la Chine le mauvais signal qu’elle pourrait envahir Taïwan», a lancé Lai Ching-te.

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