Dans notre précédent numéro, nous avons montré comment le Premier ministre indien, Narendra Modi, est parvenu à s’imposer dans les instances internationales et face aux plus grands, tels que Barack Obama. Aujourd’hui, le groupe des BRICS est devenu un pilier face à l’Occident.

L’engagement des BRICS pourrait se traduire par « Nouveau point de départ, nouvelle perspective et nouvelle force », a expliqué Xi Jinping, lors de son discours.  Cette nouveauté est destinée à faire face

Le 6ème sommet des BRICS aura été un tournant pour les pays émergents, notamment pour l’Inde qui possède la seconde place après la Chine, en tant que puissance économique mondiale. Le pays a prôné la consolidation des échanges économique et diplomatique, une demande soutenue par ses partenaires.

Consolider l’alliance entre pays émergents

Raison pour laquelle, les BRICS ont créé un fonds et d’une Banque de développement. En plus de vouloir resserrer leurs liens, les BRICS ont souhaité mettre en place des alternatives aux instances occidentales, telles que le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale. Ainsi, les cinq pays possèdent désormais des institutions économique et financier, financé principalement par la Chine et l’Inde.

2012_BRICS_logoL’objectif est de permettre à chaque membre de se protéger en cas de nouvelle tempête sur leurs devises, comme ce fut le cas en 2013, après l’annonce du changement de cap de la politique monétaire américaine. Pour le président russe, le fonds est « un outil très puissant pour prévenir de nouvelles difficultés économiques », mais aussi parvenir à concurrencer les pays occidentaux dans leur fonctionnement.

En effet, ces institutions internationales sont pointées du doigt pour leurs prêts conditionnés, vécus comme « une mise sous tutelle, une atteinte à la souveraineté », a expliqué Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface, expert des risques commerciaux. Ces nouvelles institutions sont « un moyen de s’émanciper » de l’emprise occidentale.

De son côté, le président chinois, Xi Jinping, a évoqué une « association solide », destinée à « augmenter la représentativité et la voix des pays en développement« . A l’instar de son homologue indien, les deux puissances veulent des rapports apaisés pour pouvoir faire un front commun et parvenir à se soutenir à la fois sur le plan économique, financier et diplomatique, en cas de crise.

Créer des rapports avec l’Afrique

Ce sommet est également un tournant pour les BRICS, car au-delà des accords entre les BRICS, il a été décidé d’engager des rapports plus prononcés avec le continent africain. Quelques jours avant le lancement du sommet, le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A.R. Ghanashyam, a annoncé que les échanges entre l’Afrique et les BRICS atteindraient 500 milliards de dollars en 2015.

Ce dernier a annoncé qu’entre 2007 et 2012, « les échanges entre l’Afrique et les BRICS ont doublé. Aujourd’hui ils se situent à 340 milliards de dollars et sont projetés à 500 milliards de dollars pour l’année prochaine, en 2015 ».

L’Afrique est l’un des rares continents à n’avoir pas été durement impacté par la crise économique et financière internationale. Le taux de croissance de l’Afrique est passé de 6,2% en 2008 à 4% en 2013. C’est d’ailleurs sans compter sur l’émergence d’une classe moyenne africaine, dont le potentiel de consommation augmente d’année en année. Face à cela, de nombreux pays occidentaux se sont retournés vers l’Afrique pour tenter de commercer, parmi eux, le pays le plus remarqué reste les États-Unis.