En Chine, les chercheurs réalisent des avancées en matière de recherche et développement, pour lutter contre le Covid-19. Ces derniers travaillent sur des médicaments, dont les essais cliniques commenceront pour deux candidats en prise orale. De plus, un anticorps monoclonal est actuellement en phase III de tests cliniques.

Le VV116, un candidat nucléoside oral anti-SARS-CoV-2, a été développé conjointement par le Shanghai Institute of Materia Medica (SIMM) de l’Académie chinoise des sciences et l’Institut de virologie de Wuhan. Ce médicament va être évalué par une étude clinique d’ici quelques temps, selon certains médias chinois spécialisés.

Ce médicament candidat permet la réduction la charge virale, selon les tests exercés chez les rats. De plus, ce produit s’est révélé sûr pour la santé, selon les données des essais sur les animaux.

« Le médicament fait l’objet d’essais cliniques dans la partie continentale de la Chine et sera également testé en Ouzbékistan », a déclaré Shen Jingshan, chercheur au SIMM, au journal local The Paper.

De son côté, le C402234, un autre médicament développé par le SIMM, est un composé peptidomimétique conçu et synthétisé grâce à l’analyse de la structure cristalline de l’enzyme Mpro du coronavirus.

D’après les chercheurs, « l’enzyme Mpro joue un rôle critique dans la réplication virale du SRAS-CoV-2 et elle est conservatrice dans tous les coronavirus ».

« L’être humain ne produit pas une enzyme comme la Mpro du SRAS-CoV-2, ce qui en fait une cible de choix pour développer des inhibiteurs du virus. Bien que quelques inhibiteurs de la Mpro aient été signalés, leurs activités antivirales ne sont déterminées qu’in vitro », selon un rapport de l’Académie chinoise des sciences.

Le 15 mars 2021, les essais cliniques de phase I du médicament candidat ont été lancés au Frontage Phase I Research Center aux États-Unis, selon le CAS.

L’Institut de microbiologie de l’Académie chinoise des sciences a également développé un médicament antiviral ciblant le Covid-19, appelé JS016. Ce dernier fait actuellement l’objet d’essais cliniques de phase III et a été utilisé en traitement d’urgence en Chine et à l’étranger.

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« Le JS016 est un anticorps monoclonal humain qui cible la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 et bloque la liaison du virus aux cellules hôtes. L’anticorps a été identifié en examinant les cellules B de patients convalescents atteints de la maladie COVID-19″, a déclaré Yan Jinghua, chercheur à l’Institut de microbiologie de l’Académie chinoise des sciences.

« Les données des essais cliniques de phase II ont prouvé que le candidat peut réduire le risque de passage des cas moyens à un état grave », a déclaré le chercheur.

Ce dernier a indiqué que 3 000 doses de ce médicament ont été utilisées pour traiter des patients de récents foyers épidémiques et 500 000 doses ont également été allouées à la communauté internationale pour une utilisation d’urgence.

« L’anticorps monoclonal est une sorte d’anticorps neutralisant qui peut empêcher le virus de se lier aux cellules du corps humain », a déclaré au Global Times, Zhuang Shilihe, expert en immunologie à Guangzhou, dans la province méridionale du Guangdong.

« Habituellement, les antibiotiques sont utilisés pour traiter les patients atteints d’une forme légère ou modérée de la maladie. Cependant, les médicaments à base d’anticorps monoclonaux peuvent également être utilisés pour supprimer les réponses immunitaires afin de traiter l’hyperinflammation dans les cas graves », a expliqué Zhuang Shilihe.