Quelque jours après le G20 et le Forum économique des pays d’Asie et du Pacifique, la Chine est de nouveau sous le feu des projecteurs. Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a mit en garde la Chine, vis-à-vis de la dévaluation du Yuan.

Département du Trésor américain

Département du Trésor américain

Après les pressions du gouvernement américain, le secrétaire au Trésor a annoncé lors d’une conférence de presse à Washington, ce 16 novembre que « la Chine laisse le taux de change de sa monnaie monter, et elle le fait très progressivement. Ils sont clairement opposés à une évolution vaste et précipitée, et je comprends cela ».

Ce dernier a prévenu que « s’ils ne la laissent pas monter, toute cette pression, ces forces économiques fondamentales, qui reflètent le fait que la Chine connaît une croissance très, très rapide (…) cela va se terminer en inflation ou aboutir à des bulles sur les prix des actifs“.

Fidèle à ses engagements, Beijing a réévalué progressivement sa monnaie, bien que “l’économie chinoise se porte bien en général », « elle fait face encore à des pressions inflationnistes”, a expliqué Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale chinoise.

Ces déclarations ont eu des effets sur les marchés, qui ont conforté les anticipations d’un prochain resserrement monétaire de Beijing. Les analystes craignent cette réévaluation, qui devrait éviter la surchauffe de l’économie domestique mais pourrait freiner une possible reprise économique mondiale.

Face aux inquiétudes des chinois, les États-Unis encouragent la Chine à poursuivre cette réévaluation progressive. D’autant plus que le gouvernement américain tente d’être moins dépendant de ses exportations et veut que Pékin accélère cette appréciation du yuan.

La guerre monétaire, comme tous l’appelle n’a peut être pas eu lieu, mais la diplomatie sino-américaine va être mise à rude épreuve.