L’Administration forestière chinoise (SFA) s’est dite inquiète depuis l’annonce du déclassement, jugé précoce, de l’état de conservation du panda géant après d’espèce « en voie de disparition » à « vulnérable ».

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a annoncé le changement de statut des Grands Pandas dans son dernier rapport publié le 5 septembre.

Cette décision a été prise suite aux résultats des efforts de conservation ayant permit d’accroitre la population du Panda Géant.

Pour la SFA, les pandas doivent rester classés dans la catégorie en voie de disparition car il existe « encore des menaces quant à la survie de l’animal », révèle Beijing Information.

La population des pandas géants sauvages est divisée en 33 groupes isolés, pour certains ayant moins de 10 animaux, limitant la reproduction. « Si nous rétrogradons leur état de conservation avec une activité de protection réduite, nos réalisations seront vite oubliées », a déclaré l’administration.

Au cours des dix dernières la Chine a accéléré les mesures de protection de l’animal, ainsi que des initiatives environnementales, y compris la mise en place de réserves naturelles, pour accroître la population de l’espèce. Mais les conditions nécessitent beaucoup de temps et d’argent, afin de pouvoir constater sur l’espèce n’est plus en danger.

Les Sanctuaires du Grand Panda du Sichuan en Chine abritent plus de 30 % de la totalité mondiale de pandas géants sur une surface de 924’500 ha dans 7 réserves naturelles et 9 parcs paysagers dans les montagnes Qionglai et Jiajin.

Ces sanctuaires sont la plus grande zone contiguë d’habitat de cet espèce de Panda et est selon le site de l’UNESCO « la plus importante source de grands pandas pour l’établissement de populations de l’espèce en captivité ».

D’ailleurs fin 2015, le pays comptait 1’864 pandas géants à l’état sauvage, contre environ 1’100 en 2000, et 422 en captivité, selon la SFA cité par Beijing Information. L’UICN a expliqué « les informations tirées d’une série d’enquêtes nationales approfondies indiquent que la baisse de la population enregistrée par le passé a été endiguée et que la population a commencé à augmenter« .

L’Union a estimé qu’il y a environ 2’060 pandas dans le monde, « ce nouveau statut confirme que les efforts du gouvernement chinois pour protéger cette espèce sont efficaces ».

Concernant le manque de bambou, les autorités ont replanté des forêts de bambous, afin d’offrir de la nourriture et un habitat aux pandas. Les fonds apportés par son programme de « prêt de pandas », en échange de finances des zoos du monde entier afin de permettre au gouvernement d’investir dans la protection des spécimens sauvages.

« Les Chinois ont accompli un excellent travail avec les pandas », a souligné John Robinson, primatologue et responsables de la conservation des animaux de l’organisation américaine Wildlife Conservation Society.

« Il y a tellement peu d’espèces qui améliorent leur catégorie de classement, c’est vraiment la preuve du succès des efforts de protection« , a-t-il expliqué en marge du Congrès mondial sur la protection de la nature organisé par l’UICN.

Cependant, la SFA a rappelé les effets du changement climatique sur l’habitat de bambou du panda, dont un tiers devrait être dévasté par le climat et l’insuffisance de financement et de soutien technique.

En effet, les effets positifs sur les pandas pourraient être de courte durée, en raison du réchauffement de la planète, qui entraîne la disparition de plus d’un tiers des forêts de bambous d’ici 80 ans.

« La population des pandas devrait donc décliner, ce qui inverserait les progrès accomplis au cours des deux dernières décennies », selon le rapport, qui préconise que pour « protéger cette espèce emblématique, il est essentiel de poursuivre les mesures de protections des forêts et de s’attaquer aux nouvelles menaces ».