L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a critiqué la nouvelle méthodologie « trop étroite » d’un décès attribué au Covid-19 par la Chine, et a affirmé que les données de la Chine « sous-représentent » l’ampleur de la flambée épidémique.

« Les chiffres actuels publiés par la Chine sous-représentent l’impact réel de la maladie en termes d’admissions hospitalières, d’admissions dans les soins intensifs et surtout en termes de décès », a déclaré Michael Ryan, chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, en conférence de presse.

La Chine fait face à son pire pic épidémique – essentiellement due au variant Omicron du coronavirus – suite à l’abandon, le 7 décembre 2022, de sa politique dite du « zéro Covid ».

La Chine ne rapporte que très peu de décès liés au Covid-19, après un changement de méthodologie : désormais, seules les personnes décédées directement d’une insuffisance respiratoire liée au Covid sont comptabilisées dans les statistiques.

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Pour Michael Ryan, « cette définition est trop étroite ». « Nous continuons à demander à la Chine des données plus rapides, régulières et fiables sur les hospitalisations et les décès, ainsi qu’un séquençage du virus plus complet et en temps réel », a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Disant son organisation « préoccupée » par la situation en Chine, il a rappelé la nécessité de vacciner la population. L’OMS a également réitéré son soutien aux mesures de dépistage exigées par certains pays (dont l’UE, le Japon, les Etats-Unis) aux voyageurs venant de Chine.

« Avec une circulation aussi élevée (du coronavirus) en Chine et en l’absence de données complètes […] il est compréhensible que certains pays prennent des mesures » restrictives, selon Tedros Adhanom Ghebreyesus.