Le Kremlin a revendiqué le 2 février, le soutien de Pékin quant à ses exigences sécuritaires vis-à-vis de l’Occident, avant une rencontre de Vladimir Poutine et Xi Jinping lors de l’ouverture des Jeux olympiques.

Le président russe est attendu par son homologue chinois pour le coup d’envoi des JO d’hiver le 4 février 2022 à Pékin. Selon Moscou, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont prévu de signifier leurs convergences diplomatiques, alors qu’ils se sont rapprochés à mesure que leurs relations respectives avec les États-Unis se dégradaient.

«Une déclaration commune sur l’entrée des relations internationales dans une nouvelle ère a été préparée», a déclaré Louri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine. «On y retrouvera la vision commune de la Russie et de la Chine (…) notamment sur les questions de sécurité», a-t-il ajouté.

Louri Ouchakov a également affirmé que «la Chine soutient les revendications russes de garanties de sécurité», une liste d’exigences adressée aux États-Unis et à l’Otan pour faire baisser les tensions autour de l’Ukraine et que les Occidentaux ont rejeté. Fin janvier, Pékin avait appelé «à prendre au sérieux» ces demandes.

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Le Kremlin est accusé par les Occidentaux de vouloir déclencher une invasion de l’Ukraine, pointant les 100.000 militaires russes déployés depuis des semaines à la frontière son voisin pro-occidental. L

De son côté, la Russie dément, affirmant vouloir seulement garantir sa sécurité. Mais elle estime qu’une désescalade de cette crise n’est possible qu’en signifiant la fin de la politique d’élargissement de l’Otan et un retrait d’Europe de l’Est de ses capacités militaires.

Les États-Unis et leurs alliés ont rejeté les exigences russes, mais Washington a proposé de travailler sur des mesures de confiance en matière militaire et de sécurité. Le 1er février, Vladimir Poutine a accusé les Américains d’ignorer les préoccupations sécuritaires de Moscou. Mais il a également dit espérer «une solution».

Pour les Occidentaux, la Russie menace la sécurité de l’Europe, d’autant qu’elle a déjà annexé une partie du territoire ukrainien, la Crimée, en 2014 et soutient depuis des forces séparatistes armées pro-russes.

Washington estime qu’une désescalade passe par un retour dans leurs casernes des unités russes campant aux portes de l’Ukraine. Malgré des échanges au vitriol, Russes et Américains continuent leurs discussions.

Pour l’ambassadeur de Chine en Russie, Zhang Hanhui, « les relations sino-russes sont actuellement au meilleur stade de leur histoire, la planification et la direction stratégique des deux présidents jouant un rôle crucial dans le développement de ces relations ».