La dirigeante taïwanaise, Tsai Ing-wen, s’est envolée jeudi pour un voyage aux Caraïbes via les Etats-Unis, provoquant le mécontentement de la Chine.

Cette dernière a déclaré à son départ qu’il lui importait de défendre la démocratie et l’île face aux menaces que représentent certaines «forces étrangères».

les autorités chinoises ont demandé aux Etats-Unis de ne pas permettre à Tsai Ing-wen de transiter par leur territoire dans le cadre de sa visite à quatre pays alliés de Taipei dans les Caraïbes.

La dirigeante taïwanaise doit passer deux nuits à New York à l’aller et deux autres nuits à Denver à son retour. Quatre nuits, qui représentent une durée inhabituelle, dans la mesure où d’ordinaire, elle ne passe qu’une nuit pour chaque vol en transit.

Le département d’Etat américain a souligné que la politique d’«une seule Chine» était toujours celle de Washington, qui reconnaît officiellement la Chine et non la République de Chine (Taïwan).

Washington reste tout de même l’un des alliés de Taïwan. «Notre démocratie ne s’est pas installée facilement, et aujourd’hui, elle subit des menaces et des infiltrations de la part de forces étrangères», a déclaré la présidente taïwanaise à l’aéroport international de Taoyuan, avant son départ.

«Ces défis, les démocraties du monde entier y sont aussi régulièrement confrontés. Nous coopérerons avec les pays partageant nos idées pour garantir la stabilité du système démocratique», a déclaré la dirigeante taïwanaise.

Cette dernière se présente pour un nouveau mandat en janvier 2020. Appartenant au Parti démocrate progressiste (PDP), Tsai Ing-wen a réclamé à de nombreuses reprises le soutien de la communauté internationale en faveur de Taïwan face aux pressions de la Chine.

La présidente est passée par les Etats-Unis pour la dernière fois en mars 2019, faisant une halte à Hawaï après une tournée dans le Pacifique.

Ce mois-ci, Tsai Ing-wen est attendue à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, ainsi qu’à Haïti. Taïwan n’entretient des relations diplomatiques officielles qu’avec 17 pays – presque uniquement des micro-Etats d’Amérique centrale, des Caraïbes et du Pacifique.