« Le retrait unilatéral des États-Unis de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien est la principale cause de la crise autour de ce document », a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, lors d’un point presse.

L’Iran a annoncé le 5 janvier la «cinquième et dernière phase» de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait plus tenu par aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses».

Téhéran a assuré son intention de poursuivre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) compte de nouveau appliquer ses engagements en cas de levée des sanctions et de garanties de ses intérêts prévus par l’Accord de Vienne.

«Nous estimons que, bien que sous l’impact de facteurs extérieurs, l’Iran ait dû revenir sur ses engagements dans le cadre de l’accord sur le nucléaire, il a fait preuve de retenue et a explicitement exprimé sa volonté politique d’appliquer intégralement l’accord. Il n’a pas violé ses engagements selon le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)», a indiqué Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

D’après le ministère chinois, l’actuelle escalade de tensions au Proche-Orient est « une dure épreuve pour l’accord sur le nucléaire », estimant que les États-Unis sont les principaux responsables.

«Le retrait unilatéral des États-Unis de l’Accord sur le nucléaire iranien témoigne de leur mépris pour le droit international et des engagements internationaux. La pression extrême qu’ils exercent sur l’Iran et les obstacles qu’ils créent au respect de l’accord par d’autres parties constituent la cause principale de la tension autour du problème du nucléaire iranien», a souligné le diplomate.

Geng Shuang a appelé tous les signataires de l’Accord rester calme, à s’en tenir strictement au vecteur politique de règlement du problème, et à surmonter leurs divergences dans le cadre d’une commission conjointe.