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POLITIQUE

Prostitution : abolition du système « détention et éducation »

Les parlementaires ont voté, ce 28 décembre 2019, l’abolition du système pénal «détention et éducation», permettant à la police de maintenir en détention, sans inculpation, des prostituées et leurs clients pour une durée allant jusqu’à deux ans.

Ce système réservé aux violations de la loi liées à la prostitution était en vigueur depuis près de trois décennies. « Le système a joué un rôle important dans le maintien d’une bonne atmosphère sociale et de l’ordre public depuis son introduction il y a plus de 20 ans », a écrit l’agence de presse, Xinhua.

Les peines « détention et éducation » prononcées avant l’abolition restent valables, amis après l’abolition, à partir du 29 décembre 2019, les personnes sujettes à des peines « détention et éducation » seront libérées sans avoir besoin de purger le reste de leur peine, selon la décision.

Le système a été aboli, mais la prostitution reste illégale en vertu de la loi sur les sanctions pour l’administration de la sécurité publique. Ainsi, le Code pénal stipule les crimes et les sanctions contre la prostitution organisée et forcée.

Cependant, la prostitution est répandue dans le pays, avec un nombre de travailleurs du sexe estimé à plusieurs millions.Or, les prostituées et leurs clients encourent, selon la loi, jusqu’à 5 000 yuans (environ 639 €) d’amende et quinze jours de détention administrative.

Shen Tingting, responsable de l’organisation Asia catalyst, association de défense des droits des communautés marginalisées, a expliqué que « la loi en Chine met l’accent sur l’interdiction et la répression… au lieu de fournir un cadre pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs du sexe en tant que professionnels. »

Les « centres d’éducation » devraient également disparaitre. Depuis plusieurs années, des défenseurs des Droits dénonçaient ces centres qui n’avaient selon eux rien à voir avec l’éducation.

Pour Shen Tingting, « les travailleurs du sexe subissent, dans ces centres, la violence policière […], le travail forcé, des tests obligatoires pour les maladies sexuellement transmissibles […], l’humiliation et des violences physiques ». L’abolition de ce système « est un pas positif », a-t-elle dit.

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