Le président américain Donald Trump a rencontré lundi 27 février à la Maison Blanche le conseiller d’Etat Yang Jiechi, conseiller d’Etat du gouvernement chinois.

Envoyé pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux pays, Yang Jiechi a également rencontré le général H.R. McMaster, nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain, a indiqué Sean Spicer, porte-parole de l’exécutif américain.

Ce dernier a indiqué que « cela a été l’occasion d’entamer une conversation et de parler de nos intérêts communs en termes de sécurité nationale« , ajoutant qu' »à la fin de la rencontre, le conseiller d’Etat a eu l’occasion de saluer le président avant de partir« .

Ancien ambassadeur à Washington et ancien ministre des affaires étrangères, Yang Jiechi est le premier haut responsable chinois à être accueilli à la Maison Blanche, depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier.

Après une période de tensions provoquées par les propos de Donald Trump sur la monnaie chinoise, les liens avec Taïwan, le déséquilibre commercial, il a toutefois fait un pas en reconnaissant le principe d’une seule Chine.

D’après l’agence de presse, Xinhua, Yang Jiechi a relayé les salutations du président Xi Jinping lors de cette rencontre. Il a également évoqué la nécessité pour la Chine et les États-Unis d’élargir leur coopération sur des questions régionales et de respecter les intérêts fondamentaux de chacun, selon une déclaration du ministère chinois des Affaires étrangères.

Concernant le dossier nord-coréen, Beijing a appelé à un nouveau cycle de pourparlers sur la Corée du Nord dans le but de freiner Kim Jong-Un et d’arrêter le déploiement du système de défense antimissile THAAD en Corée du Sud.

Pour l’agence Bloomberg, cette rencontre « signale des progrès dans les efforts de la Chine à ouvrir des lignes de communication avec la Maison Blanche, afin d’éviter une guerre commerciale ou une confrontation militaire« .

« Certes, il est positif pour un nouveau chef des États-Unis de rencontrer le plus haut diplomate de la Chine », a expliqué à Bloomberg, Graham Webster, cadre supérieur du Yale Law School’s China Center, mais « une autre question est de savoir si une communication soutenue se produira ».