Xi Jinping, « noyau dur » du Parti Communiste Chinois conforté

par | Fév 28, 2017 | PCC, POLITIQUE

Beijing a ancré un peu plus la position du président Xi Jinping comme étant « le noyau » du PCC, via les discours, déclarations et ouvrages consacrés à lui des fondements de l’enseignement idéologique dans les collèges et universités.

L’unique pensée, celle de Xi Jinping

Xi Jinping depuis la place Tian An’men en 2015

Depuis 2013, le pouvoir central a modifié les programmes éducatifs, afin de recentrer sur le socialisme à la chinoise et les dires de l’actuel président Xi Jinping.

Ainsi, « la pensée politique et le leadership du parti dans les lieux d’enseignement supérieur du pays devraient tourner étroitement autour du Parti communiste chinois avec le camarade Xi Jinping au cœur« , a déclaré ce 27 février le Conseil d’Etat, cité par l’agence de presse, Reuters.

Cette annonce vient confortée seule prise en octobre 2016, lorsque les 370 membres du 6ème plénum du comité central ont fait de Xi Jinping le « noyau dur » du PCC, autour duquel ses membres doivent « se rallier« .

Par cette appellation, Xi Jinping détient une autorité symbolique dépassant sa fonction de président de la RPC et secrétaire général du PCC. Ainsi, les secrétaires du parti dans les provinces ont marqué leur obédience Xi Jinping, considéré comme le nouveau Timonier.

L’éducation, fin des valeurs occidentales

Le Conseil d’Etat a placé l’allégeance au parti et la correction idéologique au cœur des institutions éducatives.  Fin janvier 2016, Yuan Guiren, ministre de l’éducation, a indiqué que « les manuels qui prônent les valeurs occidentales doivent être bannis de nos classes« , ajoutant que « les institutions académiques doivent faire en sorte que les idées du président Xi Jinping pénètrent dans le matériel pédagogique, dans les salles de classe et dans les têtes« .

Une ligne directive est publiée incitant les universités à mettre l’accent sur l’enseignement, à consolider les bases idéologiques communes et à renforcer le leadership du PCC.  Afin de s’assurer la mise en place de cette nouvelle politique éducative idéologique, des inspecteurs ont été envoyés pour surveiller les enseignants, qui pourraient avoir des remarques « inappropriées » en classe.

Réforme de l’éducation : les valeurs fondamentales socialistes mises en avant

Pour s’assurer de la qualité de la pensée politique des enseignants, ils seront envoyés à des postes gouvernementaux, a indiqué le document du Conseil d’Etat. De plus, l’administration centrale d’inspection va lancer des « inspections flexibles » par des inspecteurs anti-corruption dans des universités centralisées, dont l’Université de Beijing, l’Université de Tsinghua et l’Université de Nanjing. Les équipes d’inspection réexamineront également le travail éducatif dans la région autonome de Mongolie intérieure ainsi que des provinces de Jilin, Yunnan et Shaanxi .

Vous souhaitez en savoir plus, recherchez votre article

%d blogueurs aiment cette page :